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Georgy Voylochnikov : « Le piano a toujours fait partie de mon environnement ».

Georgy Voylochnikov est un jeune pianiste russe, grand amateur des concours internationaux, qui nous a fait l’honneur de jouer au Lycée Notre-Dame de Sion, à Istanbul. Ce concert fut un moment de douceur et d’élégance pour le public qui a été séduit par l’habileté et la grâce du pianiste. Dans un style très personnel, Georgy Voylochnikov a su transmettre à travers les notes, son amour pour la musique. Il a ainsi fait vibrer les cordes de son piano avec passion pour le plus grand bonheur du public venu assister à son concert. Rencontre

Qui est Georgy Voylochnikov, ce jeune et talentueux pianiste assis en face de moi ?

C’est une question difficile. Tout d’abord, je ne suis pas si jeune. Je suis un mélancolique et un sentimental, peut être plus que je ne voudrais.

Depuis quand vous intéressez-vous au piano ? Quand avez-vous décidé d’en faire votre profession ?

J’ai une photo de moi au piano dans ma ville natale de Russie sur laquelle je dois avoir un ou deux ans. Si c’est mon père qui m’a placé là pour la photo, je me souviens quand même que le piano a toujours fait partie de mon environnement. Et c’est finalement à 15 ans que j’ai décidé que plus tard, je serai pianiste.

Quel a été votre parcours quant à l’apprentissage du piano ? Quel a été le rôle de vos professeurs ?

Mes professeurs ont été mes trésors. Je suis chanceux, car toute ma vie j’ai eu de grands et extraordinaires professeurs. Mon premier professeur fut mon père.  Chacun de ceux que j’ai eus par la suite fut des professeurs adaptés à mes besoins et désirs. À l’école primaire, j’ai eu deux professeurs : L. Kabantsova et V. Volkov. Au collège, ce fut A. Khitruk, au conservatoire S. Igolinsky, et I. Scheps à Cologne.

Comment préparez-vous un répertoire ?

Cela dépend des objectifs de la représentation. Si je prépare un programme de récital, j’ai davantage de liberté quant aux choix des pièces de musique et la façon de me préparer. S’il s’agit d’une compétition, il faut d’abord être très patient.

À quoi ressemble une journée type de pianiste professionnel ?

C’est parfois des journées très ennuyantes qui se résument à manger, à pratiquer et à dormir.

Vous participez régulièrement à des concours internationaux, qu’est-ce que ça représente pour vous ?

Le principal objectif est de créer un répertoire et d’aboutir à un concert. Disons que ce sont des choses pratiques.

Il arrive parfois que les musiciens se produisent ensemble, est-ce souvent votre cas ? Appréciez-vous ce genre de collaboration ou préférez-vous jouer en tant que soliste ?

Je joue souvent en chambre dans de grands ensembles comme des quatuors ou des quintettes. Fin février, j’ai effectué deux quintettes sur Brams et sur Chostakovitch. J’ai pris beaucoup de plaisir à jouer avec de tels musiciens. C’était un moment tendre et sincère.

Avez-vous l’occasion de transmettre votre savoir à des élèves ?

Je n’enseigne pas de manière très régulière, mais si j’en ai l’occasion dans le futur, je le ferai avec plaisir.

Avez-vous déjà pensé à arrêter le piano ?

Oui. Je pense que ce type de réflexion est dans la tête de 99% des pianistes et des musiciens en général, mais il s’agit d’un épisode normal dans une vie.

Qu’auriez-vous aimé faire si vous n’aviez pas été pianiste ?

J’aime le sport. Je pense aussi que j’aurais aimé être journaliste, mais je n’ai jamais sérieusement pensé à ces choses-là.

Quels sont vos projets ? Comment imaginez-vous votre avenir ?

J’ai plusieurs objectifs, mais je ne veux pas trop parler de mon futur, car les choses peuvent évoluer.

Propos recueillis par Mireille Sadège

 

 

 

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