Economie

Grèce : Tsipras, Merkel et Hollande pour des discussions accrues

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande ont pu s’entretenir mercredi dernier, à Bruxelles, après un sommet consacré aux relations Amérique latine/Union européenne.

Fr-All-UE

Hier, jeudi 11 juin, les dirigeants de la Grèce, de l’Allemagne et de la France ont convenu d’intensifier leurs efforts respectifs afin d’empêcher la première de se trouver dans une situation de défaut de paiement, autrement dit, de faire faillite. Une décision qui fait suite aux longues discussions que les trois représentants ont eu la veille, lors de leur rencontre à Bruxelles.

Peu après la réunion qui s’est tenue entre les trois dirigeants, et qui n’a débouché sur aucun accord à proprement parler, Alexis Tsipras, le représentant du parti radical de gauche Syriza, a déclaré aux journalistes présents : « Nous avons décidé d’intensifier les efforts dans le but de résoudre les divergences qui persistent et de nous diriger vers une solution ». Angela Merkel et François Hollande ne se sont, quant à eux, pas prononcés sur le sujet.

Par ailleurs, l’UE et le FMI (Fond monétaire international), en tant que créanciers de la Grèce, ont refusé de débloquer les 7,2 milliards d’euros restants du plan de sauvetage du pays qui, soit dit en passant, arrive à échéance le 30 juin prochain. À rappeler que, sans le liquide bloqué chez ses créanciers, la Grèce ne sera pas à même d’honorer ses dettes externes, en sachant que le gouvernement grec s’est déjà vu puiser dans l’argent de ses municipalités locales afin d’honorer ses engagements précédents. La situation conduirait à un défaut de paiement, qui aurait comme possible conséquence le tant redouté « Grexit », une sortie de la Grèce de la zone euro.

Le compte à rebours a déjà commencé pour Athènes qui doit parvenir à un accord approuvé par les Ministres des finances respectifs des 19 pays de la zone euro, lors d’une réunion fixée pour le jeudi 18 juin prochain. Par la suite, l’accord devra également remporter les votes de nombreux parlements nationaux.

Pour couronner le tout, la Commission européenne, l’un des trois piliers du plan de sauvetage de la Grèce au côté de la Banque centrale européenne et du FMI, avait estimé quelques heures avant la réunion tripartite du 10 juin que les dernières propositions de réformes de la part d’Athènes étaient insuffisantes.

Le plan de sauvetage grec a déjà été prolongé à deux reprises, en décembre 2014 et en février 2015. Toutefois, il y aurait actuellement à Athènes des discussions portant sur une possible extension de la durée du plan de sauvetage à mars 2016, ce qui offrirait plus de temps à la Grèce pour trouver une solution pérenne à long terme, et pour s’assurer l’accès à la dernière aide bloquée.

Sur quoi aboutiront les propositions de réformes de la part du gouvernement de Tsipras ? Quelles seront les réactions de l’UE, de la BCE, et du FMI ? Difficile à prédire. Le rendez-vous est pris pour le jeudi 18 juin prochain. Des débuts de réponses ainsi que des éclaircissements devraient être de la partie.

Sara Ben Lahbib

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *