Politique

IFEA : la question du processus de paix dans l’après Kobanê

Hier, mercredi 26 novembre s’est déroulé au centre de l’Institut français d’études anatoliennes la conférence de Clémence Scalbert-Yücel, responsable de l’observatoire de la vie politique turc (OVIPOT) et du pôle Études contemporaines à l’IFEA, sur le sujet particulièrement délicat de « La paix après Kobanê ? Retour sur les acteurs et enjeux du processus de paix en Turquie ».

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Membre du comité de rédaction du European Journal of Turkish Studies, Clémence Scalbert-Yücel a effectué un recadrage bienvenu des évènements passés pour une meilleure compréhension d’un éventuel futur.

De la genèse avec la création du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) par Abdullah Öcalan à la fin des années 70, aux négociations secrètes d’Oslo qui débutèrent en 2005 entre les services des renseignements turcs (MIT) et les dirigeants du PKK, en passant par la première « reconnaissance » de l’identité kurde par le gouvernement turc au début des années 90, Clémence Scalbert-Yücel nous a impressionné par sa connaissance des faits et de leur déroulement. Mettant l’accent sur le problème primordial de l’instabilité chronique des résolutions officielles face à l’application des actions officieuses, la chercheuse a donc constitué son angle d’attaque autour de la crédibilité contextuelle des partis.

Cependant, malgré l’ampleur de ses acquis et de ses compétences, la manière dont ils ont été démontrés ont hélas troublé et brouillé leur compréhension, rendant le public quelque peu désorienté. C’est donc avec une certaine déception envers mes attentes que j’ai suivi le déroulement d’une conférence dont les enjeux, capitaux et déterminants dans la situation actuelle, auraient certainement mérité mieux.

Camille POUGEUX

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