Environnement, Société

Inauguration de la forêt de Kemerburgaz par le maire d’Istanbul

L’actuel maire d’Istanbul, Ekrem İmamoğlu, a inauguré le 26 octobre dernier la forêt de Kemerburgaz lors d’une cérémonie officielle.

Cette forêt, située au nord-ouest d’Istanbul, a pour objectif de donner aux habitants de la capitale économique turque des kilomètres carrés d’espaces verts supplémentaires alors qu’à l’heure actuelle il n’y a que 1,9 m2 de verdure par Stambouliote. Une situation déplorable, tant pour le confort des habitants que pour le désastre écologique que l’absence d’arbres ne peut compenser. En effet, il est prouvé depuis désormais bien longtemps que les forêts absorbent d’énormes quantités de CO2 et contribuent grandement à la lutte contre le dérèglement climatique.

L’initiative, qui a débuté il y a six ans et qui s’est accélérée depuis l’arrivée d’İmamoğlu à la mairie d’Istanbul, est donc une aubaine pour une ville aussi polluée qu’Istanbul et caractérisée par de nombreux embouteillages qui sont une source très importante de rejet de CO2 dans l’atmosphère.

Lors de son discours, Ekrem İmamoğlu a déclaré qu’il souhaitait qu’on se souvienne de lui comme d’un maire qui a fortement contribué à apporter de la verdure à Istanbul.

« Nous devons élargir les zones où nous pouvons respirer dans nos villes, qui se sont transformées en une jungle de béton », a-t-il déclaré, avant de poursuivre en évoquant « la menace que constituent le réchauffement de la planète et le changement climatique ».

Couvrant une superficie de 5,6 millions de km2, cette forêt, dotée de 8 167 arbres et de 420 000 arbustes, comprend également des pistes cyclables et des sentiers pédestres, des terrains de jeux, des terrains de basket-ball, de volley-ball et de football, des abris pour animaux, des restaurants, des cafés, des lieux de divertissement ainsi qu’une piste de course de 6,3 kilomètres. Tout cela permettra sûrement aux Stambouliotes de mieux respirer et offrira à ces derniers un havre de paix lorsque la cacophonie ambiante des rues de la ville leur sera devenue insupportable.

Plus encore, l’aménagement de cette forêt constitue un exemple à suivre pour la plupart des grandes métropoles du monde qui ont tendance à s’urbaniser et à se « bétoniser » à une vitesse folle, au détriment de la lutte contre le réchauffement climatique.

Victor Mottin

 

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