Chroniques, Le choix de la rédaction

Institut international d’Aujourd’hui la Turquie

J’avais expliqué dans un de mes précédents éditoriaux qu’écrire un « édito » pour un mensuel est une tâche des plus difficiles pour un journaliste, car l’actualité fluctue constamment, surtout en Turquie.

Ce mois-ci, j’avais préparé plusieurs sujets à traiter mais j’ai décidé de partager avec vous, mes chers lecteurs, une lettre que j’ai reçue le 12 février dernier. Longtemps, j’ai regardé cette lettre après l’avoir lue. J’ai pensé ainsi : « voilà le fruit d’un travail de plus de dix ans, malgré le fait qu’il y ait des gens qui ne veulent pas admettre la qualité et l’importance de notre témoignage face à l’Histoire ».

La voici, j’ai juste modifié ou caché quelques mots pour préserver l’identité de son auteur :

(…)

Étudiant en deuxième année à l’école de journalisme (dans un grande école), je me permets de vous contacter afin d’effectuer un stage à Aujourd’hui la Turquie. Au cours de mon cursus universitaire et journalistique, j’ai toujours eu l’envie de travailler à l’étranger. Mon choix s’est très vite porté sur votre journal car j’aimerais explorer une autre facette du journalisme. Ce pays m’est familier puisque j’y ai passé un an, pendant mes études d’histoire. Un stage dans votre structure est donc pour moi un complément pertinent dans mon parcours.

« Il faut voyager pour frotter et limer sa cervelle contre celle d’autrui. » Montaigne résume en une phrase, toute ma vision du voyage. Depuis mon adolescence, j’ai eu la chance de parcourir plusieurs pays. À seize ans, lors d’un voyage (en Afrique), j’ai compris que je serais journaliste. Non pas pour passer ma vie en voyage, mais car je savais qu’aucun autre métier ne pourrait étancher ma soif d’apprendre et surtout de comprendre le monde qui m’entoure. Durant cinq ans, j’ai étudié l’histoire et cette formation me permet d’avoir un recul indispensable sur l’actualité. J’ai passé un an (en Turquie), à l’université (…), pour écrire un mémoire sur Mustafa Kemal Atatürk. « L’identité n’est pas donnée une fois pour toutes, elle se construit et se transforme tout au long de l’existence », écrit Amin Maalouf dans Les Identités Meurtrières. Et c’est vrai que cette expérience incroyable fait que désormais une partie de moi est turque.

Toutes les semaines, j’assiste à des cours de turc pour continuer à pratiquer cette langue et garder un lien avec ce pays. La société, la culture et l’actualité turques m’intéressent particulièrement. Aujourd’hui la Turquie est pour moi une référence en matière de presse francophone en Turquie. Vos articles, votre site web et votre mode de traitement de l’information sont toujours très pertinents. Apprendre à vos côtés et redécouvrir la Turquie en étant journaliste pour votre journal serait une expérience unique dans ma jeune carrière. De nature rigoureuse, sociable et travailleuse, je pense avoir les qualités requises pour m’investir pleinement et sérieusement dans ce stage. De plus, la formation aux différentes techniques du métier de journaliste lors de ces deux années à l’École de journalisme de (…) me permettra de m’intégrer plus facilement au sein de votre structure.

(…)

Et maintenant, nous sommes en train de fonder un Institut international d’Aujourd’hui la Turquie. Pour y arriver unissons nos forces.

Hüseyin Latif

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