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Istanbul accueil la 40e session du comité de l’UNESCO

Dimanche, l’UNESCO a ouvert la 40e session de son comité à Istanbul. Réuni du 10 au 20 juillet le comité du patrimoine mondial examinera les propositions d’inscription de 27 sites sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Dans une ville récemment touchée par le terrorisme, cette session sera l’occasion de rappeler l’importance de protéger le patrimoine artistique et culturel.

Esphèse en Turquie

Une session pour faire face aux menaces terroristes

Une session exceptionnelle de dix jours s’est ouverte dimanche dernier à Istanbul, en Turquie, un des vingt membres fondateurs de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO). Cette 40e session est, d’après le vice-Premier ministre turc Numan Kurtulmus, l’occasion de rappeler le poids de la menace terroriste « sur les populations mais aussi sur le patrimoine commun ». Celui-ci félicitant par la même occasion le choix d’Istanbul pour accueillir cette session, « une ville qui a été le berceau de plusieurs grandes civilisations ».

Lors de la cérémonie d’ouverture dimanche, nombreux sont ceux qui ont demandé une réponse forte face aux extrémistes. L’UNESCO, a ainsi appelé la communauté internationale à se mobiliser pour la préservation du patrimoine et de la culture.

Ces dix jours ne seront donc pas seulement l’occasion d’ajouter de nouveaux sites sur la liste, mais sera également une réaffirmation de l’importance de s’unir afin de protéger les sites menacés. En effet, la destruction du patrimoine constitue aujourd’hui une arme de guerre. Rappelons qu’en février 2015, des djihadistes du groupe armé État islamique avaient détruit plusieurs statues du musée de Mossoul, en Irak. D’après le ministre turc de la Culture Nabi Avcı, « attaquer le patrimoine revient à attaquer l’histoire, l’identité et les valeurs d’un peuple ».

Afin de faire face à cette menace, le rôle de l’UNESCO pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit sera renforcé ; l’objectif étant d’assurer une plus grande protection des sites situés menacés. D’après le vice-Premier ministre turc Numan Kurtulmuş, « la meilleure réponse à ces attaques n’est pas seulement politique mais aussi artistique et culturelle ».

Bien que la protection du patrimoine face à la menace terroriste est la préoccupation phare de la 40e session, le comité devra aussi revoir la liste des sites inscrit au patrimoine mondial.

La Liste du patrimoine mondiale de l’UNESCO réexaminée

Aujourd’hui, 27 sites du monde entier espèrent faire leur entrée sur la liste du patrimoine mondial qui comprend à ce jours 1031 sites de 163 pays. Au cours de cette session de dix jours, le comité du patrimoine mondial examinera les nombreuses proposition d’inscription.

Parmi celles-ci, figurent neuf sites naturels, dont le désert de Lout en Iran et l’ensemble volcanique de la chaîne des Puys et la faille de Limagne en France. Viennent ensuite 14 sites culturels, dont le site archéologique d’Ani en Turquie et l’œuvre architecturale de Le Corbisier pour sa contribution au Mouvement moderne dans de nombreux pays, dont la France. Enfin, seront examinés quatre sites dit mixtes, du fait de leur caractère naturel et culturel. Parmi ces sites figurent notamment le Pimachiowin Aki au Canada.

Le Comité examinera également l’état de conservation des 108 sites déjà inscrits ainsi que les 48 sites inscrits en temps que patrimoine mondial en péril.

Cette 40e session engendre de nombreux espoirs. Les pays candidats espèrent voir leurs sites proposés s’inscrire à la prestigieuse liste. Et la communauté internationale espère une meilleure protection du patrimoine en danger.

Myriam Durand

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