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Istanbul : l’ONU mise sur le potentiel turc pour former les dirigeants de demain

Le 90e centre de formation de l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR) a ouvert le 28 juin, à Istanbul, en coopération avec l’Université Bahçeşehir.

Si l’ONU souhaite former les dirigeants de demain, il s’agit avant tout de former des dirigeants responsables, c’est à dire qui ont conscience des enjeux auxquels leurs décisions devront faire face.

C’est pourquoi le centre de formation ne s’adresse pas seulement aux étudiants, mais aussi aux professionnels du secteur public et privé, aux organisations non gouvernementales ou encore à des acteurs locaux.

Ainsi, l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR) a ouvert le 28 juin, son 90e centre de formation (CIFAL) au sein de l’Université Bahçeşehir d’Istanbul.

À cette occasion, le Directeur exécutif d’UNITAR, Nikhil Seth, et Enver Yücel, président du conseil d’administration de l’université, ont pu s’exprimer sur les ambitions du CIFAL (déjà présent en Amérique du Nord et du Sud, en Afrique, en Europe et en Asie) et de l’université.

L’affirmation d’ambitions fortes

Sur la brochure du centre de formation, nous pouvons voir quels axes ont été privilégiés par l’ONU afin de répondre aux enjeux actuels : l’emploi des jeunes, les questions environnementales et le développement de la qualité de l’éducation pour les diplomates de la région. Par ailleurs, l’égalité homme femme, la réduction de la pauvreté dans le monde ou encore la lutte contre la famine, sont aussi des sujets au cœur des missions du CIFAL.

Citant les trois principaux problèmes du monde d’aujourd’hui, Nikhil Seth a déclaré lors de l’inauguration du centre de recherche d’Istanbul : « Le premier est l’inégalité des revenus et le développement. La seconde est l’environnement et les valeurs éthiques. La troisième est la culture du vivre ensemble. Tout le monde ne peut pas vivre ensemble. Nous avons fait du monde un petit village. Nous avons développé la technologie, nous avons construit tous les ponts, mais nous ne pouvions pas construire un pont du cœur. C’est pourquoi la source principale de notre mission est l’éducation. Nous voulons offrir une culture d’empathie à nos enfants à travers celle-ci. La pauvreté et l’inégalité des revenus sont les problèmes les plus importants du monde. Nous voulons éliminer cela avec l’éducation. »

En effet, l’éducation semble être une valeur cardinale pour le Directeur exécutif d’UNITAR qui n’a pas manqué de saluer avec enthousiasme la qualité de l’enseignement turc, souhaitant que CIFAL puisse permettre le développement de l’éducation dans les régions les plus reculées de Turquie.

Horizon 2030 : le programme de développement durable de l’ONU

« Aujourd’hui, notre monde est confronté à de grands problèmes. Le quatrième pilier important des Nations Unies est axé sur le développement social, le développement politique et la protection de l’environnement », a souligné M. Seth lors de l’inauguration. C’est pourquoi l’environnement sera un pôle majeur de cette formation qui comporte des séminaires, des conférences et divers ateliers.

Enver Yücel, président du CIFAL

Durant la cérémonie, le président du conseil d’administration de l’université Bahçeşehir a reçu le titre de président du CIFAL de Turquie.

Enver Yücel est né en 1957 à Giresun, en Turquie. Depuis, il a consacré sa vie à fournir des services éducatifs aux étudiants turcs et dans le monde entier. Il croit en l’importance de l’éducation globale pour tous, d’ici ou d’ailleurs, et estime que seule une éducation accessible et de qualité peut apporter la paix dans le monde, considérant dès lors que l’éducation est un secteur vital et qu’il en va de la responsabilité sociale de s’en prévaloir.

« La source de notre succès réside dans le fait que nous n’avons jamais compromis nos principes sur la manière d’accompagner notre pays et notre peuple au cours des derniers siècles », a déclaré Enver Yücel.

La Turquie, un acteur central du paysage politique contemporain

Aujourd’hui, selon M. Seth, travailler avec la Turquie est essentiel au bon fonctionnement de ce monde du fait de sa position géographique stratégique et de ses relations politiques avec les pays du Moyen-Orient. Pour ce dernier, ce serait une folie de ne pas vouloir investir ici dans l’éducation de nos futurs dirigeants.

Alexandre Gassier

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