Environnement, Société, Sport

Istanbul : pédaler pour produire de l’électricité

Des vélos produisant de l’énergie ont été installés dans des stations de transports en commun d’Istanbul.

Désormais, vous trouverez dans certaines stations de transports en commun d’Istanbul des bicyclettes  d’un genre nouveau. Celles-ci produisent de l’énergie. Ce projet de la Régie générale du tramway électrique et du tunnel d’Istanbul (IETT) a été mis sur pied afin de sensibiliser la population à la production d’énergie renouvelable tout en faisant la promotion du sport, rapporte le quotidien Daily Sabah.

D’anciens vélos ont été repensés afin de permettre aux personnes désireuses de pédaler de produire assez d’énergie pour recharger leurs téléphones portables.

Pour le moment, ces vélos sont disponibles sur la rive européenne d’Istanbul, à savoir dans les stations de Metrobüs Mecidiyeköy et Beylikdüzü ainsi que dans celle du Tünel qui relie Karaköy et Beyoğlu.

L’IETT prévoit d’augmenter le nombre de vélos afin que chaque station de la municipalité en soit pourvue.

Produire de l’énergie via les transports en commun n’est pas un concept nouveau à Istanbul. L’année dernière, un nouveau projet a été mis en place afin de produire de l’énergie à partir des bus qui circulent en ville. Les autorités ont d’ailleurs annoncé que la ligne de Metrobüs de 50 km de long serait bientôt en mesure de produire assez d’énergie pour répondre au besoin d’un petit district grâce à la vitesse des bus. Un système a été installé à l’arrêt Topkapı et s’est révélé être un pari gagnant pour transformer en énergie le vent généré par le passage d’un autobus à pleine vitesse. Il est d’ailleurs prévu d’installer 300 turbines le long de la ligne du Metrobüs qui compte 45 stations. Cela pourrait permettre selon la municipalité de générer de l’électricité pour 20 000 ménages.

L’année dernière, la Turquie a révisé son objectif en matière d’énergie renouvelable en prévoyant des mesures supplémentaires pour augmenter la part de la production d’électricité propre à plus de 50% d’ici 2023.

Camille Saulas

 

 

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