Art, Culture

Istanbul peinte par une ambassadrice brésilienne

Solange Greco et son mari, le Consul-Général du Brésil à l'exposition "La Turquie, l'Italie et la Finlande vus des yeux brésiliens"

Solange Greco et son mari, le Consul-Général du Brésil à l’exposition « La Turquie, l’Italie et la Finlande vus des yeux brésiliens »

 Le Tunnel Art Gallery a accueilli l’inauguration de l’exposition « La Turquie, l’Italie et la Finlande vus des yeux brésiliens » le mardi 1er avril à 18h. Les peintures de Solange Greco, épouse du Consul-Général du Brésil à Istanbul, y seront présentées jusqu’au 12 avril.

Près de mille personnes, dont bon nombre de diplomates, ont été invitées dans le cadre de la réception tenue par le Consul-Général du Brésil et sa femme au Tunnel Art gallery en ce soir de 1er avril. La femme du Consul et auteur de l’exposition, Solange Greco, s’est chargée d’accueillir elle-même chaque visiteur.

Née à São Paulo, l’artiste commença à peindre à l’adolescence avant d’étudier aux Beaux-Arts et au Musée des Arts Modernes de Rio de Janeiro. Sa première exposition fut présentée en 1966 dans cette même ville. Depuis, Solange Greco a exposé pas moins de 16 fois dans plusieurs pays. De par son mari diplomate, l’artiste a été amenée à vivre au Salvador, en Finlande, et en Italie, pays auprès desquels elle a puisé son inspiration pour ses tableaux, le dernier en date étant la Turquie.

L’exposition est d’ailleurs organisée par pays ou par thème, la partie italienne faisant honneur à la culture étrusque. Plusieurs tableaux représentent la vie quotidienne de ce peuple antique. En ce qui concerne les tableaux consacrés à Istanbul et à la Turquie, ils sont installés à l’entrée comme pour inviter les visiteurs à arpenter l’exposition. Ils mettent en avant la vie de personnes modestes, du vendeur de sahlep au cireur de chaussures, en particulier ceux de la rue Istiklal.

Solange Greco, installée ici depuis 2011, a tenu à ne pas se référer aux aspects plus modernes de la métropole. D’après l’artiste « il est impossible de peindre une image d’Istanbul sans inclure un chat ou un chien, un pont, un pêcheur, des tours, des minarets ou même de splendides mosquées ». Un œil bleu a été intégré à chacun des tableaux réalisés en Turquie, comme pour conjurer le mauvais sort, d’après les traditions en cours dans le pays.

Pour l’auteur, il n’est pas suffisant de peindre seulement ce qui est visible à l’œil nu, cela pouvant être fait par un appareil photo. Le travail du peintre doit avant tout faire ressortir l’âme des habitants d’un pays ou d’une ville.

  « La Turquie, l’Italie et la Finlande vus des yeux brésiliens »
Tunnel Art Gallery, 1, rue de Müeyyet Tünel/Istanbul
exposition ouverte de 10h à 19h
du 1er avril 2014 au 12 avril 2014
fermée dimanche, lundi et vacances

Benjamin Baijot

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