Culture

Jean d’Ormesson est mort

Jean d’Ormesson est mort dans la nuit de lundi à mardi, à l’âge de 92 ans.

Nous ré-publions un article de Camille Saulas écrit le 16 août 2016.

Quand Le Monde met Jean d’Ormesson à l’honneur

Toute la semaine, le quotidien Le Monde publie une série d’articles sur l’académicien français aux multiples activités dans lesquelles il excelle.

Dans le premier article d’Ariane Chemin, envoyée spéciale à Fribourg, nous avons le plaisir de retrouver le romancier français en compagnie de sa femme dans leurs chaises longues durant cette période estivale où, eux aussi, prennent un peu de repos dans leur grande maison de maître du XVIIIe en Suisse.

On y rencontre son major d’homme de 19 ans, Olivier Cadot, qui nous est présenté comme un personnage de roman sympathique et dévoué à ceux qui le traient comme un véritable membre de la famille. On découvre sur une note sucrée les petits plaisirs de cet homme de 91 ans : « Sur la table devant Jean d’Ormesson, à l’heure du dessert et des fruits rouges, un sucrier de cristal. Dedans, une tentation méconnue de l’écrivain, une denrée qui l’accompagne de Neuilly à Fribourg et jusqu’en Corse au mois d’août : du sucre glace. ».

Si, comme le présente le Monde, l’académicien fait lui même les réponses et les questions, c’est avec beaucoup d’humour et de poésie que ce dernier raconte certaines anecdotes de sa vie mondaine et personnelle, son enfance, l’histoire de la sa famille, mais aussi ses rencontres, le tout en faisait des parallèles avec ses œuvres à travers le regard de celui qui est aussi un philosophe et de ceux qui l’ont croisé, aimé et admiré.

La journaliste ne manque pas de faire un clin d’œil au prochain livre de «  l’aristocrate préféré des Français », « soixante », qui sera publié en 2018 et qui devrait se vendre, comme ses autres œuvres, à 200 000 exemplaires au moins.

Mais cet article sur celui qui est présenté comme « l’homme de tous les exploits » a pour objectif de nous présenter avec poésie les accomplissements de l’homme qui vend ses ouvrages à au moins 200 000 exemplaires bien que « Jean d’Ormesson ne s’exporte pas. La fièvre qu’il provoque est hexagonale ». Car, celui qui nous accueille dans son intimité n’est autre que le « plus jeune académicien à entrer sous la Coupole, à 48 ans, « pléiadisé » de son vivant, fervent soutien de Nicolas Sarkozy en 2007, décoré en 2014 de la Grand-Croix de la Légion d’honneur par François Hollande », mais fut aussi directeur général du Figaro entre 1974 et 1977.

C’est d’ailleurs « au deuxième étage de l’hôtel particulier du rond-point des Champs-Elysées, le siège du Figaro » que l’on retrouve Jean d’Ormesson pour découvrir une nouvelle facette de sa vie dans un second article publié aujourd’hui.

Camille Saulas. 

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