Société

Journée internationale du sommeil

S’il y a un jour où l’on devrait rester au lit, c’est bien le 17 mars. En effet, aujourd’hui nous célébrons la journée mondiale du sommeil soit l’occasion de faire le point sur les meilleurs moyens pour tomber dans les bras de Morphée et avoir une meilleure hygiène de vie.

C’est un fait avéré, nous dormons de moins en moins. Aujourd’hui, quatre Français sur dix souffrent de troubles du sommeil et nous dormons en moyenne 7 heures et 5 minutes, soit deux heures de moins qu’il y a deux générations.

Conséquences néfastes

Pourtant le manque de sommeil a des effets néfastes sur de nombreux aspects de notre vie à commencer sur notre humeur. Mais, c’est aussi nos relations avec autrui, notre qualité de vie et nos activités qui risquent d’être mises à mal si nos nuits ne sont pas réparatrices.

Par ailleurs, un manque de repos nuit au développement et à la maturation cérébrale ainsi qu’à la production d’hormones et à notre système immunitaire. Selon les scientifiques, les individus qui dorment moins de six heures par nuit sont plus à risques d’avoir des troubles cardio-vasculaires, et augmentent leurs chances d’être victimes d’obésité ou encore du diabète.

Le Dr Joëlle Adrien, directrice de recherches à l’Inserm et présidente du conseil scientifique de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), explique les conséquences des troubles du sommeil sur les enfants et les adolescents : « le sommeil sert à fixer les apprentissages. Tout cela est perturbé […] Le manque de sommeil entraîne par ailleurs de l’agressivité, et l’adolescence est déjà une période de fragilité ».

Ainsi, pour cette 17ème édition de la Journée mondiale du sommeil, qui a pour objectif de réduire les impacts liés aux troubles du sommeil, nous tenons à vous donner quelques conseils afin d’être en pleine santé.

Comment améliorer notre sommeil ?

Selon les résultats d’une enquête récente menée par INSV/MGEN, intitulée « Dormir seul ou pas: quel impact sur le sommeil ? », les facteurs de troubles du sommeil sont multiples.

Nous sommes désolés d’apprendre aux couples heureux, aux parents qui chérissent leurs bambins ou aux individus qui ne peuvent se passer de leurs animaux de compagnie que dormir avec sa moitié, son enfant ou son animal explique en grande partie les perturbations du sommeil. Or, 77% des Français partagent leurs lits avec certes leurs conjoints, mais aussi avec leurs enfants (12%) ou leurs animaux (17%).

Ainsi, avant de râler contre les ronflements de votre compagnon, sachez que ce ronronnement peut être bénéfique pour votre repos dès lors qu’il vous pousse à quitter le lit conjugal. Par contre, n’envoyez pas systématiquement votre époux ou votre épouse sur le canapé, il se peut que sa présence vous aide à dormir. Pour le savoir, vérifiez votre compatibilité grâce aux tests élaborés par les chercheurs. Il en est de même avec les animaux qui, pour certaines personnes, apportent une présence positive sur leur sommeil.

Cela paraît logique, mais il semble bon de le rappeler : choisissez bien votre literie. Privilégiez les lits jumeaux et optez pour deux couettes si vous êtes déterminés à dormir en duo.

Si votre chambre ne doit pas être surchauffée, n’oubliez pas non plus d’éteindre tous vos écrans. D’ailleurs, gardons à l’esprit que la propagation des écrans n’est pas étrangère au manque de sommeil, surtout chez les jeunes.

Le Dr Joëlle Adrien rappelle qu’il faut suivre un rythme, soit se lever le plus possible toujours à la même heure et respecter sa propre horloge biologique soit écouter notre corps qui nous envoie des signaux quand il est grand temps de rejoindre Morphée.

Camille Saulas

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