Culture, Société

La fête nationale marocaine célébrée à Istanbul

Hier, 30 juillet 2015, le consul général du Maroc d’Istanbul organisait une réception à l’occasion de la fête du trône, jour national marocain. Pour l’événement, de nombreuses personnalités politiques étaient conviées ainsi que des expatriés, des dirigeants d’entreprises et des artistes. Une célébration symbolique pour les quelque 1 500 Marocains installés à Istanbul et sa circonscription.

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Mohammed Sbihi, consul général du Maroc à Istanbul, et son épouse.

Mohammed Sbihi, consul général du Maroc, accueille chaleureusement ses invités pour la fête du trône, un événement célébré chaque année et depuis des siècles au royaume chérifien. « C’est un événement par excellence pour le Maroc, la fête de chaque Marocain, qui nous rassemble, nous lie les uns aux autres, toutes ethnies et confessions confondues », explique-t-il vêtu de sa djellaba et d’un tarbouch, costume traditionnel marocain. « C’est un lien horizontal et vertical. Un lien entre le peuple mais aussi du chef d’État au nouveau-né », ajoute-t-il avant d’expliquer l’importance de ce jour spécial pour le pays. Signe d’allégeance au roi Mohammed VI, la fête du trône commémore chaque année une des plus longues monarchies du monde, datant du XVIIe siècle. Elle permet de reconnaître l’autorité du roi en tant que chef d’État. « Cette allégeance est une tradition musulmane que le Maroc a su préserver », souligne Mohammed Sbihi.

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Au Maroc, la fête du trône est l’occasion pour le souverain de prononcer un discours à son peuple à propos de thèmes divers : régions, identité, diplomatie, éducation, etc. Cette année, Mohammed VI célébrait son seizième anniversaire d’accession au pouvoir. Une légitimité politique rappelée ce jour-là par le droit de grâce qui permet au roi d’annuler ou de modifier une peine décidée par la justice. 1 012 personnes ont bénéficié de cette faveur royale. La cérémonie permet également de décorer des personnalités importantes du pays.

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Aux festivités d’Istanbul, qui se déroulent à Beşiktaş, des plats marocains – tajine, couscous, thé à la menthe, pâtisseries et autres douceurs – sont étalés sur de longues tables. Les invités, turcs et étrangers, se servent allégrement tout en discutant. Fatih Tuna, vice-président de l’AKP d’Istanbul, explique sa présence ici : « La Turquie a de bonnes relations avec le Maroc, il est important de conserver nos liens avec ce pays, à travers cet événement institutionnel qui permet par ailleurs d’échanger des informations et de vivifier nos connexions. » La Turquie n’est pas la seule présente ce soir-là puisque des consuls représentant les quatre coins du monde ont également répondu à l’invitation. États-Unis, Belgique, Afghanistan, Égypte, Algéri, Soudan et Koweït, entre autres.

Khalid Sebti, directeur général de BSFT - Mohammed Sbihi, consul général - Boumedienne Boualaoui, directeur général Décathlon Turquie

Khalid Sebti, directeur général BSFT – Mohammed Sbihi, consul général – Boumedienne Boualaoui, directeur général Décathlon Turquie.

Des hommes d’affaire d’origine marocaine, expatriés en Turquie, sont également à l’honneur. Boumedienne Boualaoui, directeur général de la branche turque de Décathlon, est installé à Istanbul depuis quatre ans et demi. Ce Franco-Marocain est ravi de pouvoir assister à cette réception pour échanger avec des membres de la communauté marocaine de la ville. « Il y a une proximité qu’on ne retrouve pas forcément dans les autres consulats », souligne-t-il en référence aux soirées mondaines dont l’affluence est parfois plus importante. Sophia et Alpagut Serin, couple franco-turco-marocain, invités également par le consul, sont eux aussi établis dans le pays depuis quelques années. Alpagut travaille dans le secteur chimique, Sophia dans l’immobilier. Ils sont parmi tant d’autres des expatriés qui profitent du boom économique de la Turquie. « Ce pays attire beaucoup de personnes, notamment issues de la communauté marocaine qui tendent à s’installer de plus en plus », explique Sophia, « la Turquie représente un modèle économique pour le Maroc ». Si aujourd’hui les relations économiques sont en plein développement, cela n’était pas le cas il y a quelques années : « les Turcs avaient une méconnaissance du Maroc et de son système local, dû à l’éloignement géographique et un héritage historique moins fort puisque le pays n’a jamais été conquis par l’Empire Ottoman », explique un agent consulaire qui œuvre pour le développement économique des relations turco-marocaines.

Sophia et Alpagut Serin, couple franco-turco-marocain, avec le consul.

Sophia et Alpagut Serin, couple franco-turco-marocain, avec le consul.

Qu’est-ce que le Maroc a à apporter à la Turquie ? Une question à laquelle le consul répond : « Une histoire parallèle. Il y a eu deux grands empires musulmans dans le monde, l’Empire ottoman et l’Empire chérifien. Aujourd’hui, un réseau de compétences est en train de se former entre les deux pays et permet d’approfondir nos échanges ».

Florie Cotenceau & Khadija Ben Hayyan

1 Comment

  1. Khettouch

    Très bonne initiative- vives les relations fraternelles entre la turquie et le maroc- vive sa Majesté le Roi – y a des consuls qui bossent et qui sont compétents comme l’a précisé Sa Majesté dans son discours du trône ceux ne sont pas tous les consuls heureusement d’ailleurs – les consuls généraux qui travaillent doivent être promus pour que les autres sachent que le travail paye

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