Art, Culture

« La Grande Guerre dans les grandes lignes », l’exposition photographique au lycée Notre-Dame de Sion

 

Plongée un siècle en arrière, la galerie du lycée Notre-Dame de Sion abrite en ce moment une exposition qui retrace les étapes de la Première Guerre mondiale. L’équipe d’Aujourd’hui la Turquie s’y est rendue hier soir pour la découvrir.

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« Le 28 juin 1914, le premier coup de feu de la Première Guerre mondiale retentit à Sarajevo. Personne ne se doutait qu’un mois plus tard, l’Europe serait en flamme et personne n’imaginait que ce feu pouvait se propager sur la Terre entière en seulement quatre ans. »

Au début du siècle, l’Europe apparaissait encore dominante sur la planète. Avant de s’effondrer. En 1914, la France et l’ensemble des pays européens entrent dans une guerre autodestructrice. L’impression d’un « suicide européen » se répand : dans cette guerre, c’est l’Europe elle-même qui provoque sa chute. Par des jeux d’alliances, la guerre d’abord localisée en Europe devient progressivement mondiale. Quatre ans plus tard, à Versailles, un traité de paix est signé. La guerre se solde par plus de 18 millions de morts. L’Europe est ruinée, les Européens sont traumatisés par le conflit. Le sortir de la guerre va se révéler compliqué, il sera difficile de tourner la page, alors que les stigmates sont toujours présents.

La soirée a débuté par les mots du directeur du lycée Notre-Dame de Sion, qui a insisté sur l’importance du devoir de mémoire et sur la prédominance de l’Histoire dans les programmes scolaires. « L’Histoire impose aux élèves le respect, et intimide non par parce qu’elle est difficile comme les mathématiques ou la physique mais parce qu’elle se pare de pouvoirs symboliques exceptionnels. Avoir à sa disposition une exposition comme celle-ci, c’est offrir aux enseignants, aux étudiants, au public en général  une écriture qui ne soit pas retranchée sur des faits subjectifs. »

C’est ensuite M. Henri Vantieghem, Consul général de Belgique à Istanbul, qui a pris la parole. « Cette exposition a été mise sur pied par le Consulat général de Belgique à Istanbul, qui a pour vocation de revenir sur les batailles de la Première Guerre mondiale et pas seulement sur les évènements qui se sont déroulés en Belgique. »

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Le consul est revenu sur la neutralité de la Belgique, principe au cœur des relations internationales belges. Le plan Schlieffen, plan de guerre allemand, qui prévoyait de battre la France en passant par la Belgique, violait les traités ayant créé la Belgique en 1830. « La Prusse, la France et le Royaume Uni étaient garant de la neutralité de la Belgique, ils avaient juré de garder la Belgique en dehors des conflits. »

Le discours de M. Vantieghem s’est achevé sur les espoirs inachevés qu’avait suscités la Société des Nations. « Mais nous vivons aujourd’hui avec la fille de la Société des Nations, l’Organisation des Nations unies. »

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L’exposition, traduite en français, turc et anglais rend à la portée de tous ce conflit mondial. Au travers de vidéos, de photos, de posters, de lettres, de BD, et de 28 panneaux explicatifs, l’exposition donne à ses visiteurs toutes les clés pour comprendre les mécanismes qui ont mené à la guerre. Elle illustre la vie dans les tranchées, la mobilisation des femmes, des colonies et même des animaux dans la guerre.

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Ouverte jusqu’au 3 novembre, nous vous invitons à découvrir cette passionnante exposition au lycée Notre-Dame de Sion.

Kheira Djouhri

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