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La planète est-elle prisonnière des armes nucléaires?

John Kerry est devenu lundi le premier secrétaire d’Etat et plus haut responsable gouvernemental américain à visiter le mémorial d’Hiroshima au Japon depuis la bombe atome larguée par les Etats Unis en 1945. Lors de cette visite, John Kerry appelle à «mettre un terme à la menace des armes nucléaires». Mais peut on vivre sans armes atomiques ?

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Pauvre Albert Einstein… lui qui se disait «non seulement pacifiste, mais pacifiste militant». Le monde est désormais dominé par une peur influencée notamment par la menace de la bombe nucléaire… Pourquoi ne pas s’en débarrasser directement. Le président Barack Obama « affirme clairement et avec conviction l’engagement de l’Amérique à rechercher la paix et la sécurité dans un monde sans armes nucléaires. Je ne suis pas naïf. Ce but ne pourra être atteint avant longtemps, sans doute pas de mon vivant. Il faudra de la patience et de l’obstination.» Après les tragiques événements survenus à Hiroshima et Nagasaki, la communauté internationale est entrée dans une nouvelle époque, celle du nucléaire. Une course à l’armement qui a créé un équilibre de la terreur dans le monde.

Qui détient cette bombe atomique ?

Le number one reste bien évidement les Etats-Unis. La Russie arrive en deuxième position. Elle avait réussi à acquérir les connaissances de fabrications et testé sa première bombe atomique en 1949. Les autres pays qui suivent sont le Royaume-Uni en 1952, la France en 1960, puis la Chine en 1964. L’Inde l’aurait toutefois acquise en 1974, Israël et l’Afrique du Sud en 1979, le Pakistan en 1998, puis la Corée du Nord en 2013. Selon le Traité de Non Prolifération, le monde compterait donc neuf puissances nucléaires : les cinq États dotés d’armes nucléaires faisant partis du Traité de Non Prolifération, trois puissances nucléaires de fait qui n’ont pas ratifié ce traité  (Inde, Israël, Pakistan) et la Corée du Nord qui a effectué des explosions nucléaires. D’autres pays membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN) possèdent des armes nucléaires sur leur territoire, sans avoir le contrôle direct sur ces armes comme la Turquie, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie et la Belgique. Après l’éclatement de l’URSS en 1992, plusieurs anciens pays soviétiques se sont retrouvés avec des stocks d’armes nucléaires. Ces pays ont, de 1994 à 1996, volontairement renoncé à ces armes, selon les Nations unies.

Un équilibre de la terreur

On ne parle plus d’épée de Damoclès mais de bombe atomique au dessus de la tête. Pourquoi s’arme t’on autant aujourd’hui? L’homme peut-il vivre sans conscience du passé ? Toutes les puissances nucléaires réagissent face aux menaces de la même manière, de façon rationnelle et logique. C’est-à-dire que lorsqu’un un pays voit son voisin augmenter son armement, il va alors le copier et même améliorer son armement, et vise et versa. Cela s’appelle l’effet Boule de Neige. Lors de la 9e Conférence des Etats partis chargée d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires en 2015 à New York, il est sorti une conclusion très simple. Depuis l’ancienne conférence en 2010, aucun progrès n’avait été réalisé par les États dotés de l’arme nucléaire pour mettre en œuvre l’obligation de négocier de bonne foi un désarmement nucléaire complet…  Le TNP est énonce un monde sans armes nucléaires. Ils ont déclaré que « leurs armes nucléaires devaient être maintenues aux niveaux les plus bas nécessaires pour garantir les exigences de la sécurité nationale ». Ce terme de « niveau le plus bas » est assez flou, il s’avère trompé car chaque État a la possibilité de définir selon son intérêt ce qu’il estime « le niveau le plus bas ». Pour les armes nucléaires, le « niveau de destruction le plus bas » reste encore extrêmement haut et terriblement élevé. Ce concept a pour objectif de permettre aux États dotés de garder leurs armes nucléaires pour « l’intérêt de la sécurité nationale ». Donc même si l’on garde le niveau le plus bas cela montre que les Etats veulent préserver la dissuasion nucléaire. Alors ici cela serai de la réduction. Mais réduire n’est pas désarmer, c’est réduire. Les États déclarent réduire leur arsenal nucléaire, au final ils ne les suppriment pas, elles gardent celles dont ils ont besoin. Il ne s’agit pas alors de suppression mais de maintien et de modernisation des autres armes.

Sécurité ou Menace? 

Selon le Larousse, le mot  sécurité se définit par  » situation dans laquelle quelqu’un, quelque chose n’est exposé à aucun danger, à aucun risque, en particulier d’agression physique, d’accidents, de vol, de détérioration. » La politique des États a pour objectif premier d’assurer la sécurité des citoyens, mais aussi au niveau international. Alors peut-on se dire que les armes nucléaires sont là pour assurer cette sécurité ou nous menacer. Les pays ayant l’arme dissuasif voient en celle-ci une sorte de protection et garant de la sécurité des nations. Pour les autres pays, c’est tout un autre serment. Les armes nucléaires menacent la sécurité de toutes les nations. Pour eux ce n’est pas la question sécuritaire mais plutôt humanitaire. C’est que les armes nucléaires, rien que par leur existence, mènent l’humanité entière à des risques intolérable et catastrophique.

En 2012, l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm estime que le nombre d’armes nucléaires dans le monde est d’environ 19 000, dont 4400 prêtes à l’emploi. Peut-on vivre sans aucune crainte dans le monde et laisser tomber les armes nucléaires ou bien on cherchera-t-on à mieux s’armer et à persévérer dans des armes encore plus dangereuses pour la prospérité d’une nation ? Pour le moment, le monde ne tend pas vers une extinction des armes nucléaires.

Si vous êtes des amoureux des ogives nucléaires ou bien juste de simples curieux. Alex Wellerstein, un historien américain spécialiste des armes nucléaires, professeur au Stevens Institute of Technology, dans le New Jersey, a créé une application permettant de simuler les dégâts causés par une explosion nucléaire.

D.A

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