Politique, Société

La police stambouliote continue ses raids anti-terroristes

Une douzaine de suspects ont été arrêtés et placés en garde à vue après une succession de raids anti-terroristes dans Istanbul, le 4 août au matin. Un climat de terreur qui continue de régner sur certains quartiers de la capitale.

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Sur les 23 suspects interpellés sur l’ensemble des raids policiers dans trois districts d’Istanbul, la police a rapidement identifié trois membres du DHKP-C (front de libération révolutionnaire du peuple). Dix autres sont membres du PKK tandis que huit sont accusés d’être des extrémistes de l’EI. Les deux restants appartiennent au parti marxiste-léniniste (MLKP). Les raids ont ciblé treize adresses, dans les districts de Sultangazi, Gaziosmanpaşa et Bağcılar, à grand renfort d’armes à feu, de cocktails Molotov et de saisies de documents, affirme la police.

Quatre des douze détenus par la cour d’Istanbul ont été relâché, deux déportés hors du pays et les cinq autres sont encore en examen. La police affirme que tous les suspects étaient en train de préparer une mission à propos de laquelle nous n’avons pas plus de précisions lorsqu’ils ont été arrêtés. D’autres arrestations sont attendues, selon la police. Les quatre groupes de provenance des terroristes interpellés sont considérés comme des organisations terroristes en Turquie.

Tandis que l’EI est présumé responsable de l’attaque suicide de Suruç, qui a tué 32 personnes le mois dernier, les trois autres groupes sont tous des groupes politiques de gauche, dont le PKK est le plus important. Le DHKP-C, tout comme le PKK, est considéré comme un groupe terroriste par l’Union Européenne et les Etats Unis, très actif durant la période de Guerre froide. Cette année, celui-ci a revendiqué la responsabilité d’une attaque à la grenade sur le gardien de police de Dolmabahçe, et ses membres ont été mêlés à une prise d’otage qui s’est terminé par la mort du procureur Mehmet Selim Kiraz en mars dernier. Le MLKP est enfin étroitement lié au PKK, et a envoyé bon nombre de ses membres rejoindre les combattants kurdes aux frontières de la Syrie et en Irak, contre les djihadistes.

Elisabeth Raynal

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