Société

« La presse doit pouvoir exercer son métier, ses fonctions essentielles sans se bunkériser »

LiberationQu’ils soient envoyés spéciaux à l’étranger, sur des zones sensibles de conflits, ou encore à Paris derrière un bureau feutrés au cœur d’une rédaction, les journalistes restent toujours exposés à des risques. La rédaction d’Aujourd’hui la Turquie condamne fermement les menaces et les actes du tireur fou dans les rédactions de BFM TV et de Libération, blessant grièvement un photographe de 23 ans. Au lendemain de l’agression, le jeune homme reste dans un état critique et l’agresseur est toujours en cavale.

François Hollande, en déplacement en Israël, a réagi à cet incident en soulignant que “c’est la liberté d’information qui est visée, dans un pays de droit, nous devons plus que jamais protéger les organes de presse”.

Un ancien de Libé raconte qu’il y avait un climat de confiance qui régnait dans la rédaction et pas nécessairement de contrôles à l’entrée, “on y rentre comme dans un moulin et j’étais à milles lieues d’imaginer que cela pouvait arriver”.

Ce matin, on remarque devant la plupart des rédactions parisiennes, un dispositif de sécurité renforcé avec la présence de véhicules de police et notamment des policiers équipés de gilets pare-balles montant la garde devant la rédaction de Radio France.

La ministre de la culture Aurélie Filippetti venue aussitôt devant le siège de Libération a affirmé que « La presse doit pouvoir exercer son métier, ses fonctions essentielles sans se bunkériser ».

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