Politique

La Turquie et l’Iran cherchent un terrain d’entente

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Erdoğan s’est rendu à Téhéran hier afin de s’entretenir avec le président Hassan Rohani. Une visite qui s’est soldée par une déclaration commune sur des questions de politique extérieure et d’économie.

Les présidents turc et iranien se sont rencontrés hier à Téhéran, et ont pu, dans un contexte politique assez tendu, aborder les questions qui séparent leur deux gouvernement ; aux dires des deux chefs d’État, la discussion a été longue et constructive. En effet, ils ont déclaré être d’accord sur la nécessité absolue de mettre fin à la guerre qui déchire le Yémen, et ce bien que l’Iran soutienne les Houthis, contrairement à la Turquie. Dans la pratique, unir les efforts des deux pays pour stopper la guerre s’annonce néanmoins difficile.

Rohani a pourtant bien déclaré à propos : « nous croyons tous deux qu’il est nécessaire de voir la fin de la guerre et des effusions de sang au Yémen dès que possible ».

Les questions irakienne et syrienne ont également été abordées, et Erdoğan a dit à propos du bilan humain de ces conflits  : « je ne regarde pas la branche. Cela ne me concerne pas que ces morts soient chiites ou sunnites, ce qui m’importe est qu’ils soient musulmans ».

Dans la déclaration jointe faite par les dirigeants à la télévision d’État, Rohani a conclu : « Nous nous sommes mis d’accord sur le fait qu’aucune instabilité ou méfiance ne serait tolérée dans les relations entre les deux pays. »

En dehors de l’aspect tangible des affaires discutées, un autre point noir demeure, économique cette fois : le président turc s’est en effet plaint du déséquilibre entre les importations et exportations effectuées en Turquie par l’Iran, ainsi que du prix du gaz vendu par Téhéran. Malgré cela, la volonté des deux pays de renforcer leurs échanges commerciaux jusqu’à atteindre 30 milliards de dollars en 2015 a été confirmée, et des propositions ont été faites, comme celle d’Erdoğan de réaliser ces échanges en utilisant les monnaies turque et iranienne au lieu des dollars. L’objectif est cependant encore loin d’être atteint.

Au terme de la visite du président turc, huit accords bilatéraux ont été signé, exprimant l’intention d’Ankara et de Téhéran de renforcer leur coopération dans plusieurs domaines.

Victoria Coste

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