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La Turquie maintient un discours ambigu face aux combats intenses près de sa frontière avec la Syrie

L’intensité des combats au nord de la Syrie s’est considérablement accrue ces derniers jours, suite à l’offensive menée par les rebelles contre les forces gouvernementales. Devant cette situation, le Premier ministre Ahmet Davutoğlu a prononcé un discours de fermeté au sujet du respect de l’intégrité des frontières du pays, tout en cherchant à rassurer quant à une intervention militaire imminente.

Turkey's Foreign Minister Ahmet Davutoglu addresses the media in Ankara in this June 13, 2013 file photo. Davutoglu said Syria's worsening war now posed a danger to all countries because President Bashar al-Assad's government had been allowed to continue its "crimes" while jihadists from around the world flooded in to fight him. To match Interview SYRIA-CRISIS/TURKEY   REUTERS/Umit Bektas/Files (TURKEY - Tags: POLITICS PROFILE)La situation plus que tragique que vit la Syrie depuis voilà bientôt quatre ans, et les affrontements entre forces pro-gouvernementales d’un côté et insurgés de l’autre, connaît un nouvel épisode depuis quelques jours. Les rebelles ont en effet lancé une importante offensive au niveau de la partie d’Alep encore occupée par les troupes gouvernementales, et la région alentour. Les combats se sont surtout concentrés vers Djamiyat-al-Zahra, où les troupes du régime ont fortement reculé et subi d’importants dommages. Cette région est une cible prioritaire des rebelles au vu des installations de sécurité stratégiques présentes. Leur objectif est de couper les voies d’approvisionnement de l’armée régulière.

Face à cette nouvelle donne, la position turque a naturellement évolué tout en tenant compte de la menace kurde. Les Unités de défense populaire kurdes (YPG) ont gagné du terrain et ont déjà pris le contrôle de Kobané et Afrin. Du côté des autorités turques, on craint qu’une prise du contrôle de Jerablus, au nord, près de Konak, n’entraîne la mise en place d’un « corridor kurde ».

Renforcement des effectifs militaires près de la frontière

Et leur réaction ne s’est pas fait attendre. Le 29 juin dernier a eu lieu un conseil de défense afin de discuter d’une accélération des manœuvres militaires. La décision d’instaurer une « zone sécurisée » a été prise le long de la frontière avec le stationnement de 18000 soldats. La Turquie a renforcé son dispositif de sécurité à la frontière turco-syrienne avec une hausse des effectifs stationnés sur place, ainsi que des équipements militaires. Suite à la conférence du 29 juin, le Premier ministre Davutoğlu, a cherché à justifier ce nouveau dispositif. Il a répété que si le dispositif avait été renforcé, il ne s’agit là que d’un moyen de protéger la frontière et l’intégrité du territoire. Il n’exclue néanmoins pas une intervention, selon la suite des évènements, et des modalités d’action ont été données dans ce sens. « Au moindre évènement proche de la frontière qui menace la sécurité du pays, des ordres d’agir ont été données », a-t-il précisé.

Il a toutefois rappelé que l’on ne doit pas s’attendre à une intervention de l’armée turque et une entrée sur le territoire syrien à court terme. Cette perspective pose encore problème puisqu’il s’agirait d’une entrée sur un territoire sans l’autorisation de l’état souverain, et sans l’aval des Nations unies.

Pierre Debly

2 Comments

  1. AZAD

    Bein oui les tueurs de l’humanité (deach) sont plus important pour eux,que ce peuple kurde qui a tant souffert .Mais quant est ce que le monde va ce réveiller ?que deach=turque= BARBAR.L’histoire ce répète et le Monde n’a toujours rien compris!!!!!

  2. Johan

    Comme d habitude la Turquie qui se prend pour le maitre du monde alors q une partie du peuple crève de faim ,heureusement y a les kurdes pour combattre daesh allie des turque. Le seul peuple pouvant donner de la stabiliter sont les kurdes et il faudrait que le monde les soutiennes et leur donne une autonomie total.
    Vive un kurdistan libre

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