Politique, Société

La Turquie ne doit pas être laissée seule face au problème des migrants

Le chef de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) a annoncé que la Turquie ne devait pas affronter seule le problème de l’augmentation constante des flux de migrants. L’OIT a déjà travaillé avec plusieurs pays afin de trouver une solution pour l’intégration économique des migrants syriens.

article OIT

« Nous avons travaillé sur l’accès au travail des migrants syriens avec le Liban, la Jordanie, l’Egypte et la Turquie. Nous avons discuté de cette question au cours de plusieurs réunions. La Turquie mérite notre admiration en accueillant un si grand nombre de migrants syriens. Les migrants syriens doivent faire partie du marché du travail, mais les conditions de ce marché doivent être examinées lorsqu’elles offrent ce droit aux migrants où que ce soit. Des solutions raisonnables doivent être développées sur ce sujet et la Turquie ne doit pas y faire face seule », a affirmé Guy Ryder, le directeur général de l’OIT. Cependant, Ryder a souligné que le gouvernement seul prenait des décisions sur ce sujet, l’OIT ne jouant qu’un rôle stimulant. « Comme nous faisons face à une situation urgents, nous devons agir immédiatement », a-t-il ajouté.

Suite à sa visite à Ankara où ont été tenues une série de réunions entre la Turquie et des autorités du Travail étrangères en marge des discussions ministérielles du G-20, Guy Ryder a ajouté : « c’était quoi qu’il en soit un peu décourageant de voir que la question du travail des femmes n’était pas au programme à ces réunions. La Turquie a actuellement besoin de prendre en compte ce point à la fois comme une question sociale et économique. »

Selon Ryder, le plus gros problème aujourd’hui dans le monde est le problème du chômage : « il y a 200 millions de personnes sans emploi dans le monde. Environ 40 millions de nouveaux emplois doivent être créés tous les ans pour pouvoir permettre aux jeunes de rejoindre le marché du travail. Pire que tout, l’économie mondiale a ralenti depuis 2008. D’après les calculs de l’OIT, 60 millions d’emplois n’ont pas été créés à cause de la crise de 2008. » C’est pourquoi, d’après Ryder, la Turquie doit se concentrer sur la création d’emplois pour les jeunes : « le taux d’inactivité parmi les jeunes est trois fois plus important que le taux d’inactivité total. »

Les niveaux d’éducation et le développement des compétences des jeunes doivent être mis en adéquation avec la demande du marché du travail. La place des employeurs dans le système éducatif doit être d’autant plus importante.

La question de la sécurité au travail a elle aussi été abordée : « l’accident de la mine de Soma a attiré l’attention locale et mondiale sur ce problème. La Turquie a récemment signé plusieurs accords sur la sécurité au travail et c’est une bonne chose. Ce qui à présent est important, c’est de développer une culture de la prévention au-delà des arrangements légaux. »

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