Société

La Turquie, première destination des chats

chat La municipalité de Samsun, au nord de la Turquie, a ouvert il y a peu une « ville pour les chats ». L’attachement des Turcs pour les petits félins n’est plus à démontrer.

L’Egypte antique était réputée pour être le pays des chats. On suppose en effet que les premiers chats ont été domestiqués entre 3000 et 1500 avant J.C. par des agriculteurs vivant sur les bords du Nil. Le chat était en effet associé à la déesse Bastet issue de l’œil du soleil. Ancienne lionne de Nubie capturée par le dieu singe Thot, Bastet se serait changée en chatte au contact des eaux du Nil. Déesse de la fertilité et des plaisirs de la vie, Bastet protégeait les femmes enceintes, les aidait à accoucher et à allaiter. Le culte était tel que du sang des chats sacrés était injecté aux petits enfants pour les protéger des épidémies.

Mais l’Egypte s’est soudainement fait distancer par la Turquie en matière de destination privilégiée pour les chats. Si vous êtes un touriste fraichement arrivé à Istanbul, quel ne sera pas votre surprise en arpentant pour les premières fois les rues de découvrir une population indénombrable de chats sur votre chemin. Mais ces chats ne sont pas des animaux indésirables haïs et persécutés par les Stambouliotes. Bien au contraire, ils sont la coqueluche de ces citadins qui les nourrissent à volonté et les dorlotent dès qu’ils le peuvent.

Le chat stambouliote est donc un félin choyé mais bien élevé, gâté mais qui garde son indépendance. L’attendrissement des Turcs pour ce petit animal dépasse cependant les frontières de la grande ville puisque la municipalité de Samsun, une province du nord de la Turquie, a ouvert il y a peu une « ville pour les chats ». Sont admis les chats errants après que leurs maladies aient été soignées et après stérilisation. S’étendant sur 100 m² environ, cette ville comporte des habitations, des routes et des ponts pour ces habitants un peu particuliers afin qu’ils ne se salissent pas les pates dans la boue. Les chats disposent aussi de lieux communs où ils peuvent échanger et sociabiliser en toute quiétude. Cette ville qui accueille aujourd’hui une cinquantaine de chats est destinée à s’étendre pour accueillir de nouveaux chats. Ce projet est à première vue bien sympathique, mais n’oublions pas les centaines de milliers de réfugiés syriens et irakiens qui viennent grossir les populations des villes turques et dont une partie reste sans argent, ni travail, ni perspectives d’avenir.

Anne-Laure Gatin

4 Comments

  1. azerty78

    Il y a déjà 2 million de réfugié en Turquie faudrait les accueillir en France si cela vous gène tant qu’il reste sans abris sans travaille

  2. Je ne vois pas le rapport entre les chats sans famille, sans toit (à cause des humains!) et les réfugiés Syriens ou autres !!!! Créer un petit refuge de 100 m2 n’enlèvera rien aux humains, c’est vraiment nul comme conclusion de votre article !

  3. jph

    Les turcs adorent les chats et ils ont bien raison. voilà un peuple qui mérite toute mon admiration et toute ma sympathie. Et bravo pour tout ce qu’ils font pour les petits félins. On ferai bien de prendre exemple sur eux.

  4. Caro the gator

    Quand on prétend être tolérant envers, c’est envers tout ce qui se trouve sur notre planète qu’il faut l’être (humains, animaux, flore, on est tous là pour une raison)! La fin de cet article était tout bonnement inutile! On dirait que cela ne vous fait pas plaisir que pour une fois, l’Homme ne prenne pas un malin plaisir à tout détruire!

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