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La Turquie va reconstruire neuf mosquées à Gaza

Des opérations militaires dans la bande de Gaza durant l’été 2014 ont provoqué la destruction de lieux de cultes musulmans. Le gouvernent turc s’est engagé à reconstruire neuf de ces mosquées.   

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Au cours de l’été 2014, des mosquées ont été détruites dans la bande de Gaza. Le gouvernement turc a annoncé son intention de reconstruire neuf de ces mosquées : la Mosquée Musulmane, la Mosquée Safa, la Mosquée Hamza, la Mosquée Zuhair, la Mosquée Hassan al-Bana, la Mosquée Badr, la Mosquée al-Bukhari, la Mosquée du Sultan Abdul Hamid et la Mosquée al-Tawheed.

La procédure qui devait approuver entièrement le projet a été achevé la semaine dernière, ont affirmé des sources officielles israéliennes. Ce projet sera mené à bien par la Direction des Affaires Religieuses.

Simultanément, un projet pour la construction de la Maison commémorative du massacre de Khanyonis à Gaza, mis en place par l’Agence Turque de la Coopération et de la Coordination du Cabinet du Premier ministre, a aussi été confirmé récemment par le Mécanisme de Reconstruction de Gaza. Cet accord temporaire entre les autorités palestiniennes et Israël a été ratifié pour faciliter l’import de matériaux de construction essentiels à l’intérieur du territoire concerné par le cessez-le-feu.

Ces mesures font suite à un rapport récent, publié par la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement, concernant l’assistance au peuple palestinien: ce rapport  prévient que la Bande de Gaza pourrait devenir inhabitable d’ici 2020 si les tendances économiques actuelles persistaient.

A cela s’ajoutent les huit années de blocus économique. Au cours des six dernières années, Gaza a subi trois opérations militaires qui ont anéanti sa capacité à exporter et à produire sur le marché national. Elles ont ravagé ses infrastructures déjà fragiles et n’ont pas laissé le temps de reconstruire ni de relever l’économie.

Selon la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), les crises sévères à Gaza sont principalement relatives au manque d’eau et d’électricité ainsi qu’à la destruction d’infrastructures vitales lors d’opérations militaires, en juillet et en août 2014. Par exemple, les 1,8 million d’habitants de Gaza dépendent des nappes aquifères côtières, qui sont leur principale source d’eau alors que 95 pourcent de l’eau est insalubre.

En addition aux 500 000 personnes déplacées à Gaza suite aux opérations militaires récentes, le rapport indique des pertes économiques importantes incluant la destruction ou les dommages sévères à plus de 20 000 maisons palestiniennes, à 148 écoles et à 15 hôpitaux.

Laurianne

 

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