Société

L’activité sismique inquiète les habitants d’Istanbul

Le 26 septembre dernier a eu lieu un séisme de magnitude 5,7 faisant trembler le sol d’Istanbul et rappelant de vieux démons aux Stambouliotes. En effet, bien qu’il n’y ait cette fois que 40 blessés légers et quelques bâtiments endommagés à déplorer, le souvenir de la catastrophe de 1999 est encore présent dans les esprits, si bien que les 15 millions d’habitants de la ville aux sept collines se questionnent quant à la préparation de cette dernière en cas d’un potentiel séisme de force majeure.

Une zone sismique à risques

La Turquie, en particulier la région d’Istanbul, se situe sur une zone sismique très active. Dans une mégalopole de plus de 15 millions d’habitants, on imagine très bien les risques si un tel événement venait à se produire.

En 1999, le bilan du séisme de magnitude 7,6 a été catastrophique : près de 18 000 morts et 24 000 blessés. De nombreux Stambouliotes se sont également retrouvés du jour au lendemain sans abri. En plus de cette situation catastrophique d’un point de vue humain et matériel, le tremblement de terre de 1999 a entraîné des conséquences considérables d’un point de vue économique.

Dans l’attente du « Big One »

Les experts sont formels et les comptes rendus toujours plus alarmants. Un séisme de force majeure devrait de nouveau se produire dans la région d’Istanbul dans les années à venir. Impossible de dire quand, mais les scientifiques estiment que les chances que le « Big One » se produise avant 2025 se situent autour de 85 %.

Les habitants d’Istanbul vivent dans la crainte que ce tremblement de terre dévastateur se produise, d’autant plus que de nombreuses interrogations subsistent quant à la bonne préparation de la ville pour faire face à cette catastrophe inéluctable. En effet, de nombreux bâtiments ont été construits en ne respectant pas les normes antisismiques, ce qui pourrait s‘avérer être fatal en cas de séisme.

La ville d’Istanbul est-elle prête à un séisme de force majeure ?

À la suite du séisme du 26 septembre dernier, de nombreuses critiques ont fusé quant à l’absence de zones de rassemblement en cas de tremblement de terre. En effet, certaines zones de rassemblement, généralement des parcs ou des jardins, ont été supprimées ou modifiées notamment pour laisser la place à de grands centres commerciaux.

Critiques auxquelles a immédiatement répondu le chef de l’autorité de gestion des catastrophes et d’urgence Mehmet Güllüoğlu.

« Nous avons suffisamment de zones de rassemblement. À Istanbul, ce nombre est de 2 684, à Ankara, on en compte 1 678, et pour la Turquie dans son ensemble ces zones s’élèvent à 15 995 », a déclaré Mehmet Güllüoğlu au quotidien Hürriyet.

Quoi qu’il en soit, la menace plane sur Istanbul, et nous ne pouvons qu’inviter les Stambouliotes à se renseigner sur les attitudes à adopter en cas de séisme.

Victor Mottin

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