International, Politique

L’Arabie Saoudite derrière les attentats du 11 septembre ?

Selon Bob Graham, ancien sénateur américain, un document classifié par l’Administration Bush en 2002 prouve le rôle financier de l’Arabie Saoudite dans les attentats du 11 septembre.

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Après les déclarations de Barack Obama demandant à l’Arabie Saoudite de « partager » le Moyen-Orient avec l’Iran chiite, voici la prochaine histoire qui vient remettre en cause l’amitié historique entre les Etats-Unis et le royaume de l’or noir. En effet, l’ex-sénateur américain Bob Graham vient de demander au président Obama de déclassifier un document de 28 pages qui, selon lui, prouve l’implication de l’Arabie Saoudite dans les attentats du 11 septembre.
Pour Bob Graham, le rapport prouve que Riyad a financé au moins 19 terroristes impliqués dans les attentats sur les tours jumelles du World Trade Center. Une opération aussi complexe n’aurait jamais pu avoir lieu sans l’aide du gouvernement sunnite. Ce dernier aurait ainsi soutenu des organisations terroristes, tel que Al-Qaïda, afin de propager l’idéologie radicale wahhabite. Pourtant, en 2002 avait classifié le document pour ne pas compromettre ses bonnes relations avec la famille royale saoudienne.

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L’ex-président George W. Bush avec l’ancien roi d’Arabie Saoudite Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud

Ces accusations interviennent, alors que de nombreux experts en géopolitique pointe également le rôle de l’Arabie Saoudite dans la progression de l’Organisation de l’Etat islamique (OEI) puisque les saoudiens soutiendrait le Front al-Nosra, allié de l’OEI.

Pour les Etats-Unis les 28 pages prouvant l’implication saoudienne dans les attentats du 11 septembre tombe à pique. Effectivement, depuis la levée des sanctions vis-à-vis de l’Iran et les critiques de plus en plus nombreuses à l’égard de la famille royale, plusieurs pays ont commencé à prendre leur distance avec l’Arabie Saoudite. D’ailleurs la rente pétrolière du pays ne cesse de tomber ces derniers temps.

Signe d’un revirement de la politique de l’Occident au Moyen-Orient ?
Obama a 60 jours pour décider s’il déclassifie le dossier.

Raphaël Schmeller

 

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