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Le Bangladesh de nouveau frappé par une attaque meurtrière

Après le massacre la semaine dernière de vingt personnes dans un restaurant du quartier diplomatique de Dacca, capitale du Bangladesh, le pays a de nouveau été touché par la terreur. Cette fois-ci, c’est un rassemblement de fidèles célébrant la fin du Ramadan, dans le nord du pays, qui a été visé. Au moins un policier a été tué.

Carte_Bangladesh

Le pays, en état d’urgence depuis la prise d’otage meurtrière survenue la semaine dernière, est encore une fois en deuil. Jeudi 7 juillet dernier, un groupe d’islamistes a attaqué un important rassemblement (près de 200 000 personnes étaient réunies) célébrant la fin du Ramadan dans la région de Kishoreganj.

Des policiers comme cible

« Ils ont d’abord jeté une petite bombe en direction de la police et ont ensuite attaqué [les policiers] à coups de machette. La police a riposté par des coups de feu » a déclaré un représentant de la police de Kishoreganj aux médias locaux. L’explosion a tué un policier. Un assaillant a été tué et un autre arrêté. Le rassemblement religieux n’a pas été touché par cette attaque.

L’attaque n’a pas encore été revendiquée

Si personne n’a revendiqué l’attaque pour l’instant, elle n’est pas sans rappeler le mode opératoire de l’organisation armée Etat islamique. En effet, cette attaque est similaire aux attaques perpétrées la semaine dernière en Arabie Saoudite, dans laquelle un poste de police a été visé lors d’un rassemblement religieux, et au Bangladesh, où toutes les victimes, d’abord prises en otage, ont été tuées à coups de machette.

Un problème grandissant au Bangladesh

Depuis plus d’un an, le pays fait face à des meurtres revendiqués par l’Etat islamique ou par des branches d’Al Qaïda, dont les victimes sont le plus souvent des membres de minorités religieuses, des étrangers, des défenseurs de la laïcité ou des intellectuels. En réaction, le gouvernement a mené plusieurs opérations meurtrières contre des groupes terroristes, mais le problème reste grandissant. Cependant, le pouvoir refuse toujours de reconnaître l’existence de réseaux islamistes au Bangladesh.

Plusieurs appels à la paix ont été lancés en cette semaine de fin du Ramadan, où les festivités ont été fortement encadrées pour des raisons de sécurité.

C.T

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