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Le champion paralympique, Oscar Pistorius, finira-t-il en prison ou dans un centre psychiatrique ?

Jugé coupable d’homicide involontaire, l’ex-champion paralympique a vu s’ouvrir l’audience qui déterminera sa sentence définitive. L’époque heureuse où Oscar Pistorius ravissait les médailles aux Jeux paralympiques semble être bien loin derrière lui.

epa04455781 South African Paralympic athlete Oscar Pistorius at the High Court in Pretoria, South Africa, 21 October 2014. Pistorius was sentenced to 5 years in prison for killing his girlfriend Reeve Steenkamp in February 2013.  EPA/HERMAN VERWEY/POOL

Après avoir reçu à Athènes une médaille d’or au 200 mètres et à Pékin trois médailles d’or, l’avenir semble bien sombre et loin des podiums pour l’athlète aux prothèses en fibre de carbone.

En première instance, il a été reconnu coupable du meurtre de sa compagne, la mannequin Reeva Steenkamp, tuée par 4 balles durant la nuit de la Saint-Valentin de 2013. Relançant les débats quant à la situation de la violence envers les femmes en Afrique du Sud et sur d’éventuels traitements de faveur dont le sportif aurait bénéficié du fait de son statut, celui-ci fut finalement condamné, après sept mois de procès, pour « homicide involontaire » à cinq ans de prison.

Après avoir purgé seulement un an de prison, il fut placé dans une maison d’arrêt dans un quartier riche de Pretoria. Aujourd’hui, il est devant la Cour constitutionnelle de Pretoria et risque une peine minimale de 15 ans.

Le sportif compte toutefois bien se battre pour y échapper. Pour cela, lui et son avocat, maitre Barry Roux, joueront assurément la carte de la santé mentale et utiliseront le témoignage du psychologue Jonathan Scholtz.

Dès le premier jour de l’audience, lundi 13 juin dernier, Jonathan Scholtz a présenté Oscar Pistorius comme un homme extrêmement dépressif : « On peut le décrire comme détruit ». Le spécialiste de la santé a ajouté que le champion paralympique présentait « des signes et a fait état de symptômes de troubles post-traumatiques, d’anxiété et de dépression » et que sa condition nécessitait non pas l’emprisonnement, mais un suivi médical.

Si le dénouement de cette saga judiciaire est loin d’être certain, il est en revanche sûr que le procès de l’ancienne star fera les manchettes des journaux sud-africains et internationaux.

Camille Saulas

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