International, Politique

Le dialogue politique de haut niveau UE-Turquie se tenait aujourd’hui

La délégation européenne arrivée ce weekend tenait aujourd’hui une conférence ministérielle conjointe avec des représentants turcs à Ankara. Au programme des discussions : la crise migratoire et le processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne (UE).

 

Dışişleri Bakanı Mevlüt Çavuşoğlu, (sağ 2) Avrupa Birliği Bakanı ve Başmüzakereci Volkan Bozkır, (sağda) AB Dış İlişkiler ve Güvenlik Politikası Yüksek Temsilcisi ve AB Komisyonu Başkan Yardımcısı Federica Mogherini (sol 2) ile Komşuluk Politikası ve Genişleme Müzakerelerinden Sorumlu AB Komiseri Johannes Hahn,(solda) Ankara Palas'ta Türkiye- AB Üst Düzey Siyasi Diyalog Toplantısı'na katıldı. Bakanlar toplantının ardından ortak basın açıklaması gerçekleştirdi. ( Abdülhamid Hoşbaş - AA )

Deu gauche à droite : Mevlüt Çavuşoğlu, Volkan Bozkır, Federica Mogherini, Johannes Hahn, à Ankara (photo : Abdülhamid Hoşbaş – AA)

Le commissaire à l’élargissement Johannes Hahn a déclaré que l’UE surveillait étroitement les efforts de la Turquie pour réduire le flux de réfugiés arrivant en Europe après avoir conclu un accord à 3 milliards d’euros avec Ankara dans ce sens. Il a ajouté que la composition des groupes de réfugiés se rendant en Europe avait changé : si les Syriens étaient la plus grande catégorie de réfugiés en 2015, ils en représentent désormais moins de 40 %. De nouveaux migrants transitent par la Turquie pour tenter de rejoindre l’Europe, dont beaucoup sont afghans, iraniens, irakiens ou pakistanais.

La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini et M. Hahn ont rencontré le ministre des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu et le ministre des affaires européennes Volkan Bozkır à Ankara. Dans une déclaration conjointe après leur entretien, les deux parties ont reconnu qu’un « énorme effort » était nécessaire de la part de la Turquie pour contrer les vagues de migrants non éligibles à l’asile, ainsi que les réseaux de trafiquants ; un effort que l’UE s’est engagée à soutenir à hauteur de 3 milliards d’euros – bien que les nations européennes discutent toujours sur l’origine des fonds promis, bloqués notamment par l’Italie qui réclame une plus grande transparence sur leur utilisation.

Malgré l’assurance de Mme Mogherini, qui s’est dite « très confiante » que la somme promise serait versée « dans un délai raisonnable », M. Çavuşoğlu a rappelé que l’attente était de nature à obstruer les efforts du gouvernement pour améliorer la situation des réfugiés en Turquie, notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé.

Les responsables européens ont reconnu la nécessité de « mieux soutenir la Turquie dans l’incroyable travail qu’elle réalise pour accueillir et protéger énormément de réfugiés. Du côté turc (…) la gestion du flot de réfugiés ainsi que des autres migrants (…) doit être mieux assurée. (…) La Turquie et l’UE ont décidé d’accroitre leur coopération pour renforcer la capacité d’interception des garde-côtes turcs et reconnaître l’importance de maintenir un système de surveillance coordonné des migrations et des vagues de réfugiés ».

Lors de la réunion ministérielle, les débats ont également porté sur l’avancée du processus d’adhésion de la Turquie à l’UE, rouvert dans le cadre de l’accord conclu en novembre dernier, après des années de suspension. Le commissaire Hahn a déclaré que la liberté d’expression était l’un des éléments fondamentaux pour que la Turquie soit en mesure de rejoindre l’UE, ajoutant que l’UE était prête à travailler avec la Turquie sur un processus de paix pour le Sud-Est, où le combat entre les autorités et les combattants kurdes du PKK (Parti des Travailleurs kurdes) a repris en juillet dernier. Appelant à un « cessez-le-feu immédiat » et à une solution politique durable dans le Sud-Est, Mme Mogherini a rappelé que « l’UE condamne toutes les sortes d’attaques terroristes » et qu’elle continuait ses efforts pour « combattre la présence du PKK en Europe ».

Le prochain sommet clé est prévu à Bruxelles le 18 février.

Coralie Forget

1 Comment

  1. Foulon

    A mon avis, cette histoire de 3 milliards ça n’est pas sérieux. l’Union européenne n’a pas cette somme et elle est incapable d’aider la Turquie.
    Bref, au lieu de faire des promesse, l’union devra travailler à prendre des mesures pour une politique plus humaine d’accueil. Il me paraît impossible que sans la coopération de l’UE, la Turquie puisse faire le boulot. Pour exemple, je donnerai celui du Frontex, incapable de faire quoi que ce soit.

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