Politique

Le gouvernement évoque un referendum pour changer la Constitution

Lors d’une conférence de presse, mercredi, le porte-parole de la présidence İbrahim Kalın a affirmé que la question du changement de la Constitution, évoquée depuis quelques temps par Recep Tayyip Erdoğan, pour passer de l’actuel régime parlementaire à un régime présidentiel, ne se ferait pas sans consultation du peuple.

Le porte-parole de la présidence, Ibrahim Kalin

Le porte-parole de la présidence, Ibrahim Kalin

« La question peut être reconsidérée suite aux élections du 1er novembre ». C’est ainsi que le porte-parole du gouvernement İbrahim Kalın a remis le sujet sur la table. Lors d’une conférence de presse, il a tenu à rappeler que la question n’était pas celle d’un renforcement des pouvoirs du Président Recep Tayyip Erdoğan, qui, selon ses mots, est « déjà un dirigeant puissant d’après la Constitution » et est « rentré dans l’histoire », mais celle de l’établissement d’un système plus adapté au pays.

Toutefois, aucune décision ne sera prise sans l’accord du peuple, a-t-il promis. « Pour une question si importante, le débat ne peut avoir lieu sans prendre en compte l’avis de la nation. Un referendum sera organisé si c’est la procédure à suivre », a dit İbrahim Kalın. Les discussions se poursuivront donc dans les prochains mois.

« Nous ne voulons pas un président qui ne représente que l’Etat, mais nous voulons un président qui représente le peuple autant que l’Etat », aurait également dit M. Erdoğan.

L’actuelle Constitution du pays a été établie deux ans après le coup d’Etat militaire de 1980. Depuis, elle a plusieurs fois été amendée. Cependant, tout changement nécessite soit un vote au Parlement avec l’approbation des deux tiers des députés – au moins 367 sur 550 –, soit un referendum.

Le système parlementaire turc a été l’objet de nombreux débats depuis l’avènement de la Turquie moderne. La question s’est notamment posée sous la présidence de Turgut Özal, huitième Président de la République, et de son successeur Süleyman Demirel. Elle refait surface avec Recep Tayyip Erdoğan, qui affirme qu’un système présidentiel serait plus en accord avec la structure politique du pays.

Noémie Allart

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