Politique

Le Haut Conseil électoral turc officialise les résultats des élections du 1e novembre

Le Haut Conseil électoral turc (YSK) a annoncé hier les résultats officiels des élections anticipées du 1er novembre. Avec 49,5% des suffrages, l’AKP remporte 317 sièges sur 550 à l’Assemblée nationale.

Des partisans de l'AKP célèbrent leur victoire électorale à Istanbul le 3 novembre

Des partisans de l’AKP célèbrent leur victoire électorale à Istanbul le 3 novembre

Lors d’une déclaration lue devant la presse jeudi 12 novembre, le président du YSK, Sadi Güven, a annoncé les résultats officiels des élections générales du 1e novembre, auxquelles 16 partis politiques avaient participé. Selon l’annonce, le Parti de la Justice et du Développement (AKP), le Parti républicain du Peuple (CHP), Le Parti démocratique des Peuples (HDP) et le Parti nationaliste (MHP) ont obtenu respectivement 317, 134, 59 et 40 sièges au Parlement.

Des bureaux de votes avaient été installés dans 54 pays et 113 bureaux de représentations à travers le globe, a noté M. Güven, avec un taux de participation proche de 85%. Il a de même relevé moins de problèmes lors des élections précédentes, le nombre de votes invalides ayant diminué, avec la présence d’observateurs plus nombreux et aucune coupure d’électricité rapportée.

Les prochaines étapes seront la prestation de serment des députés, qui doit se dérouler le 17 novembre, puis l’élection d’un nouveau président du Parlement. L’actuel Premier ministre Ahmet Davutoglu, chef de l’AKP, devrait être confirmé dans ses fonctions et chargé de former sa nouvelle équipe dans la foulée.

Regagnant la majorité absolue perdue le 7 juin dernier, l’AKP est assuré de pouvoir gouverner jusqu’aux prochaines élections prévues en 2019. Après ce retour en force, le président Erdogan a d’ores et déjà annoncé son intention de réformer la Constitution actuelle, qui accorde l’essentiel du pouvoir exécutif au Premier ministre, afin de renforcer ses prérogatives présidentielles. Une intention fortement critiquée par ses détracteurs, qui s’inquiètent de la dérive autoritaire de l’Etat.

Quoiqu’il en soit, le victoire du parti au gouvernement ne singifie pas pour autant la possibilité d’une gouvernance unilatérale. Pour modifier la loi fondamentale, le président devra reccueillir le soutien de 367 députés sur 550; ou bien 330 pour pouvoir soumettre un référendum, aux résultats incertains.

 

Coralie Forget

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