Culture

Le lycée Sainte Pulchérie célèbre la littérature turque

[Cet article fait partie du Supplément Livres d’Aujourd’hui la Turquie, paru dans Aujourd’hui la Turquie du mois de mai]

Murat Belge

Pour la onzième année consécutive, le lycée français Sainte Pulchérie d’Istanbul a accueilli le vendredi 21 et samedi 22 mars le « Symposium de culture et de littérature ». Cette onzième édition, qui marque l’un des évènements littéraires majeurs de la culture à Istanbul, a été l’occasion d’écouter et d’échanger avec des grands noms de la littérature turque : Orhan Pamuk, Nedim Gürsel et Murat Belge sont venus tour à tour donner des conférences sur différents sujets.

La conférence qu’a animée Murat Belge, universitaire, traducteur et critique littéraire, était particulièrement intéressante puisqu’elle abordait le thème délicat de « Faire connaître la littérature turque ».

Qualifiant la littérature turque de méconnue dans le monde, il est revenu sur les raisons de cette méconnaissance. Selon lui, l’absence de colonisation dans l’histoire de la Turquie serait une des explications. La littérature turque n’en est pas moins inexistante en France, comme le démontre une importante collection de livres éditée chez Gallimard, notamment. A l’instar de Yaşar Kemal, de Kemal Tahir ou encore d’Orhan Pamuk, plus de 70 ouvrages sont édités par cette maison d’édition française.
Murat Belge a en outre rappelé que la littérature turque était dans une période de diffusion à l’international, et ce malgré des débuts difficiles. Il a reconnu le rôle d’Orhan Pamuk dans la connaissance des écrivains turcs à travers le monde, ainsi que son importance pour la littérature turque elle-même, notamment au regard de la très bonne structure des ses textes.

Cette popularité grandissante s’explique aussi selon lui par le développement de la traduction des œuvres turques. S’il a concédé que la traduction, au départ, ait pu être un frein à sa diffusion, il reconnaît aujourd’hui qu’elle est bien meilleure et favorise la reconnaissance de la littérature turque dans le monde comme une « œuvre importante ».

Pierre Lelièvre

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