Automobile

Le Porsche Cayman ressort de l’abîme

porsche caymanAu premier regard, le Porsche Cayman intrigue et surprend. Ses traits imposants font penser à une mutation de la Boxster et ses formes athlétiques rappellent la 911 Carrera. Cette métamorphose démarque le Cayman, désormais équipé d’un moteur en position centrale, ce qui améliore l’équilibre et l’agilité du véhicule, mais cette nouvelle génération reste toutefois fidèle à la réputation de la marque de Zuffenhausen.

J’approche avec prudence de la créature qui sommeille dans la concession de Boulogne. Son allure est considérable et la ressemblance avec un prédateur — de la classe des reptiles, plus exactement de l’ordre des crocodiliens — est plus que troublante.
Je tourne la clé de contact, le moteur s’élance et laisse entendre son rugissement grave et puissant. Dès les premiers mètres, la symphonie envoûtante du moteur 2,9 litres me transporte. Avec une puissance de 265 chevaux, le Cayman 987 II, abat le 0 à 100 km/h en 5,7 secondes grâce à la boîte à double embrayage PDK, qui propose une transmission à 7 rapports, disponible en option. Cette boîte robotisée permet un passage des rapports ultra rapide et sans rupture de traction pour une conduite plus sereine, de meilleures accélérations ainsi qu’une réduction de la consommation.

Passage incontournable, pour ne pas dire obligatoire, dans le quartier latin que je chéris particulièrement. Je fus frappé de voir que le Panthéon, les charmes de la rue Mouffetard ainsi que le Jardin du Luxembourg n’avaient guère de succès auprès des touristes et des passants lors de mes apparitions… Assis dans une auto très confortable, avec des sièges aspirants qui contribuent à l’aisance de la conduite lors de longs trajets, bercé par une généreuse mélodie qui résonne sur les pavés et les façades extérieures, je redécouvre ce lieu pittoresque.
La surprise est d’autant plus agréable lorsque les piétons refusent de traverser et insistent pour que vous passiez afin d’admirer le Cayman. « Ah ! Tiens chérie, regarde, c’est la Porsche Cayman, celle que j’aimerais avoir » lance un motocycliste à sa femme assise derrière lui. Cette dernière acquiesce, peut-être vient-elle de trouver une idée pour le prochain cadeau de noël ?

Après cette flânerie dans le vieux Paris, je prends la direction de l’autoroute. L’excellente tenue de route vient s’ajouter au confort remarquable, je décide alors de tester la conduite en mode manuel. Au fil des kilomètres, je passe les rapports par le biais des palettes, le changement de rapports rapide et précis se fait sans à-coups. Une pression sur la pédale de l’accélérateur, le moteur vrombit et on est immédiatement collé au siège… Le paysage défile — le plaisir est immense, on en oublie la contrainte et l’ennui des longues routes — jusqu’à ce que je me rende compte que j’arrive bientôt en Bourgogne. Notons, au passage, que la consommation d’essence reste correcte pour un véhicule de ce type. Je fais demi-tour, j’entends gronder et ce n’est pas « mon » Cayman mais le ciel qui devient rapidement très menaçant… Je m’apprête à faire mon retour sur Paris dans des conditions extrêmes : des bourrasques s’abattent sur la route en très peu de temps, la pluie est tellement violente que je ne vois pas au-delà de 10 mètres. Malgré ces conditions climatiques exceptionnellement rudes le Porsche Cayman reste toujours aussi agile, précis et conserve une tenue de route irréprochable même lors de fortes intempéries.
Me voici de retour à Paris, la tourmente est passée, le Paris by night est calme et vide. La tempête semble avoir tout balayé sur son passage… sauf le Cayman qui — étrangement comme son homonyme le Caïman noir — ne craint pas les zones inondées et continue toujours en se carrant à travers les contrées par tous les temps.

Daniel Latif

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