Politique

Le premier débat des primaires de la droite et du centre

Le premier débat des primaires de la droite et du centre a eu lieu jeudi 13 octobre. Les candidats se sont affrontés dans une mise en scène signée TF1 pour le premier des trois débats télévisés de cette primaire prévue les 20 et 27 novembre.2016-10-13-19-38-47Sous l’égide de Gilles Bouleau (TF1), d’Elizabeth Martichaux (RTL) et de Alexiz Brézet (Figaro), se sont Alain Juppé, François Fillon, Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire et Jean-Frédéric Poisson qui ont répondu au jeu de questions-réponses.

Ce débat moderne, organisé par TF1, a permis aux candidats de s’exprimer sur des questions économiques en première partie, puis sur des thèmes liés à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme.

Les règles étaient relativement strictes puisque chacun disposait d’une minute pour répondre aux questions des journalistes, et seulement 30 secondes pour répondre à leurs concurrents lorsque leur nom était cité. Cette nouvelle méthode a permis de dynamiser le débat et a certainement révélé la difficulté de l’exercice de concision pour les personnalités politiques.

Nombreux seront d’accord pour dire que certaines questions auraient mérité un plus grand temps de réponse, mais il était difficile d’accorder ce passe-droit lorsque pas moins de sept candidats s’opposent sur un temps imparti de deux heures.

Le chômage, première préoccupation des Français

Après avoir débuté en présentant chacun leur profession de foi et donc, la raison pour laquelle ils voulaient être élus Président de la République, les candidats ont pu donner leur point de vue sur l’importance de la baisse du chômage et les moyens qu’ils comptaient mettre en œuvre pour l’entamer de manière conséquente.

Nicolas Sarkozy et François Fillon, l’ancien président de la République et l’ex Premier ministre, semblent être d’accord sur la nécessité de faire baisser les charges qui pèsent sur les entreprises ainsi que l’impôt qui freine les investissements des Français. Pour François Fillon, ce sont aussi les charges salariales trop pesantes sur les foyers qu’il faut diminuer pour redonner du pouvoir d’achat aux salariés. Ce dernier affirme que le redressement du pays passera également par le travail. Pour lui, il faut supprimer la durée légale du temps de travail.

Là-dessus Nicolas Sarkozy qui assure qu’il n’est « pas la Martine Aubry de droite, l’obsédée des 35h », mais qu’il est en revanche un fervent croyant des heures supplémentaires et désire donner la liberté aux entreprises de choisir, de manière interne et selon leur mode de fonctionnement, le nombre d’heures travaillées. C’est sur la durée du temps de travail que leurs avis divergent. Entre 35 et 39 heures – voir plus -, les candidats n’ont pas su être précis.

Pour NKM, la question relative au temps de travail est un vieux débat. Elle veut donner plus de possibilités aux travailleurs indépendants en difficulté dont le statut change sans arrêt. Ils sont pour elle l’avenir de l’emploi en France. Et comme Bruno Le Maire, elle désire supprimer les emplois aidés qui coûtent de l’argent à la France. Pour les remplacer, la seule candidate féminine de ces primaires propose l’emploi indépendant.

Après avoir abordé le manque d’emploi en France, les candidats sont interrogés sur leurs solutions face aux dépenses publiques et l’impôt. Bruno Le Maire propose une suppression de 500 000 postes de la fonction publique contre 300 000 pour Nicolas Sarkozy.

Jean François Copé semblait également d’accord avec l’idée de baisse le nombre de fonctionnaires. Tout ça pour mener vers une baisse des dépenses publiques ( le déficit est de 4,7%). Il faudrait donc selon François Fillon, supprimer des postes pour augmenter le temps de travail de ceux qui restent. Et lorsque Jean-François Copé s’en prend aux syndicats en qualifiant leurs contestations d’être contre-productives aux volontés des salariés et en prônant le référendum d’entreprise ; Alain Juppé et Jean-Frédéric Poisson viennent à la rescousse de ces syndicats et saluent le nombre important de décisions d’entreprises résultantes de leur travail.

Un sondage devrait annoncer le concurrent en tête, Alain Juppé grand favori confirmera peut-être son avance.

Pascale-Mahé Keingna

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