International, Politique

Le président azéri nomme la première dame vice-présidente

Le 21 février, le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, a nommé Mehriban Alieva au poste de vice-présidente. Celle-ci n’étant autre que sa femme, des voix s’élèvent pour dénoncer le renforcement du pouvoir de la famille sur le pays du Caucase du Sud İlham_AliyevLe président de cet État riche en hydrocarbures et laïc l’a annoncé mardi. Utilisant l’article 103 de la Constitution amendée du pays, Ilham Aliev a nommé son épouse au poste de vice-présidente.

Accusé par de nombreuses ONG d’utiliser le spectre de l’extrémisme religieux pour renforcer ses pouvoirs, le président azéri va devoir faire face à une nouvelle vague de critiques de la part de la société internationale.

Ilham Aliev, qui est à la tête du pays depuis 2003, est ancien chef du KGB local et membre du Politburo soviétique. Ce dernier ne cesse de renforcer ses pouvoirs. Ceci s’est notamment manifesté le 26 septembre dernier quand a été organisé un référendum sur 29 amendements constitutionnels. La population aurait accepté à 86.6% ce référendum. C’est ainsi que Ilham Aliev a étendu son mandat présidentiel de cinq à sept ans repoussant ainsi la prochaine élection à 2018, mais a aussi obtenu le droit de dissoudre le Parlement.

Un des amendements concernait la création de deux postes de vice-présidents dont les titulaires seraient nommés – et renvoyés – selon le bon vouloir du président. Par ailleurs, un second amendement portait sur les pouvoirs élargis du premier vice-président.

C’est ainsi que Mehriban Alieva, issue de la puissante famille Pashayev et députée du parti au pouvoir depuis 2005, a pris ses fonctions. En tant que première vice-présidente, la femme âgée de 52 ans pourrait bien prendre les rênes du pays si son époux – avec qui elle est mariée depuis 1983 – en venait à être incapable de s’acquitter de ses devoirs.

Camille Saulas

 

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