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Le Québec accueille l’été indien

Chaque année se répètent les notes de la célèbre chanson de Joe Dassin : « C’était l’automne, un automne où il faisait beau. Une saison qui n’existe que dans le nord de l’Amérique ». Car de fin septembre à début octobre, les derniers rayons de l’été nous abandonnent pour laisser la place à ce que « Là-bas on (l’)appelle l’été indien ». 2971075433_5809d3cac5_bAlors que les derniers flocons ont disparu il y a peu, l’accalmie de l’été dans la Belle Province commence déjà à s’achever. Heureusement, nous ne nous emmitouflerons pas tout de suite pour affronter les températures négatives et la neige qui donnent tant de cachet à la province francophone canadienne, car l’été indien pointe le bout de son nez.

Cette expression semble venir d’un autre temps, puisqu’elle est apparue au début du XIXe siècle au Québec. Et voilà que les mythes amérindiens reprennent tout leur sens, car c’est à cette période de l’année que les natifs profitaient des températures clémentes pour terminer leurs récoltes et préparer leurs habitations avant que le froid mordant n’envahisse la région.

Les québécois, touristes venus du monde entier et autres visiteurs profitent encore cette année de ce phénomène naturel qui est loin d’être une exception canadienne, mais qui s’avère être exceptionnellement intense dans l’Est canadien. Les arbres des forêts boréales et des villes se parent de robes se déclinant du rouge cuivré, au pourpre, en passant par l’orange et le carmin. Une explosion de couleurs à laquelle nous assistons du fait du grand nombre de feuillus dans cette région, mais aussi en raison de l’arrivée de périodes anticycloniques qui s’accompagnent d’une période de redoux et de journées ensoleillées. Un moment chéri par les habitants du Québec avant les premières neiges. Familles et amis se rejoignent sur les terrasses et dans les parcs pour partager un moment convivial et profiter de l’instant présent, tandis que les touristes et amateurs de grands espaces se rendent sur les rives du Saint-Laurent et dans les parcs nationaux pour admirer le spectacle unique qu’offre la nature.

Si dans la Belle Province, on n’est pas vraiment québécois tant qu’on n’a pas survécu à plusieurs hivers, on ne peut pas non plus se réclamer de cette belle identité avant d’avoir assisté et profité de l’été indien.

Camille Saulas.

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