Politique

Le Québec résiste à Mme Le Pen

L’eurodéputée d’extrême droite, Marine Le Pen, est repartie du Québec, ce mercredi avec un goût amer à la bouche. Durant ses six jours en Outre-Atlantique, la présidente du FN a connu de nombreux revers :  accueil glacial, annulation de rencontres, boycottages…

President of French far-right party Front national (FN) and candidate for the 2012 French presidential election, Marine Le Pen gestures as she speaks during a campaign rally on February 12, 2012, in Strasbourg, eastern France.  AFP PHOTO/FREDERICK FLORIN (Photo credit should read FREDERICK FLORIN/AFP/Getty Images)

Boudée, Le Pen se vexe

Lors de son séjour québécois, aucun député n’a souhaité rencontrer la présidente du parti d’extrême droite français. Le parti de centre droit, la Coalition avenir Québec, a ainsi décliné une invitation de Mme Le Pen. Même le cabinet du Premier ministre, Philippe Couillard, n’a pas organisé de rencontre. Par ailleurs, de nombreux étudiants se sont régulièrement mobilisés pour lui manifester hostilité et mécontentement. Pourtant, la Française était venue changer d’air pour échapper aux politiciens français qui la boudent à l’unanimité.

Vexé, l’eurodéputé s’en est alors pris à la politique canadienne. Elle a qualifié de « folie » l’accueil de 25 000 réfugiés syriens par le Canada. De surcroît, dans une interview à Radio Canada, elle a présenté la classe politique au Québec comme « soumise » et sans courage. Les politiciens du pays seraient « très dans le consensus ».

La presse condamne Mme Le Pen

En réaction, le Journal du Québec n’a pas hésité à écrire « Marine Le Pen nous fait la leçon » en titre d’un article sorti le 20 mars. Un journaliste de La Presse+ écrit au sujet de Mme Le Pen : « Je ne me souviens pas d’un politicien étranger important venu donner autant de leçons avec autant d’outrecuidance en aussi peu de temps. Elle qui prône le respect par les nouveaux venus des us et coutumes du pays n’avait pas sitôt mis le pied en sol canadien qu’elle distribuait les baffes politiques à un rythme franchement impressionnant ».

« Bisounours »

Pour preuve que le séjour de la présidente de l’extrême droite a tourné au ridicule, cette phrase lâchée à la radio par la présidente du FN : « Le pays des Bisounours dans lequel semble vivre une partie de la classe politique canadienne » rend la tâche facile « aux gens qui professent et qui recrutent ».

La présidente du FN à la risée des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux ne se sont pas privés de réagir au calvaire de Mme Le Pen.

Raphaël Schmeller

3 Comments

  1. Olivier M

    Ce n’est surement pas la Turquie islamiste qui peut donner la moindre conseil ni leçon à quiconque!
    Si les islamistes turcs s’imaginent que 4 ou 5 excités gauchistes anti-FN représentent le peuple québequois, ils se trompent. Allez donc faire repentance du génocide arménien avant de parler de la France et de Marine Le Pen…

    • Réjean B.

      Monsieur Olivier a raison. Notre PM Trudeau acceuille les immigrés sans réfléchir aux millions de fragilisés dans notre Canada : chômeurs, faillites personnelles et commeciales en augmentation, tous les sans emplois (handicapés , les décrocheurs scolaires, les futurs diplômés toutes catégories qui auront besoin des emplois. Bref notre PM Trudeau pense à se faire réélire via une majorité d’immigrants. Il saccage notre pays et notre culture comme le fait la chancelière Merkel. Notre PM du Québec demande d’engager des immigrés … Il fait fi des sans emplois, des sans abris et , même des immigrants qui sont déjà dans notre pays et chercent du travail. Leurs mots d’ordre : IMMIGRATION FORCÉE et accumlation de votes pour les prochaines élections …

  2. Réjean B.

    Un second commentaire…

    Marine Le Pen a raison sur la folie de cette IMMIGRATION IMPOSÉE à 100%.
    Les « philosophes » qui la contestent dans les rues ou dans des locaux sont toujours des gens avec de bons salaires ou des immigrants qui veulent tout avoir à nos frais.
    Les médias jouent souvent la carte des Élus car ce sont les Élus qui les subventionnent généreusement.
    Nos médias, malheureusement, sont souvent biaisés.
    Alors la liberté d’expression au Québec est contrôlée depuis toujours sauf que cela se fait subtilement.

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