Environnement, International

Le réchauffement climatique, première source d’inquiétude dans le monde

Selon une étude du Pew Research Center, le changement climatique est la première préoccupation de la population en 2015 dans une majorité de pays étudiés, devant la menace du groupe État islamique et le contexte économique fragile.

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Alors que la Cop 21, la conférence sur le climat organisée à Paris en décembre prochain approche à grand pas, il semble que la problématique du réchauffement de la planète soit de plus en plus un sujet concernant pour la population mondiale. L’étude du think tank américain, conduite sur 45 435 personnes du 25 mars au 27 mai 2015, montre que la problématique environnementale arrive ainsi en tête des préoccupations dans 19 pays sur 40. En tête, les pays d’Amérique latine et d’Afrique subsaharienne, ainsi que l’Asie du Sud-Est. En revanche, Daesh reste la principale menace pour les pays occidentaux (États-Unis, Europe occidentale, Australie) et moyen-orientaux (Liban, Jordanie, Palestine).

Daesh préoccupe plus en France qu’en Turquie

En se plongeant dans le détail de l’étude, on observe des différences d’approche entre la Turquie et la France. A la question, « vous sentez vous très concerné par le groupe État islamique ? » : 71 % des Français ont répondu positivement. L’étude reflète ainsi le lourd climat post-Charlie Hebdo qui règne dans le pays. Loin derrière viennent l’instabilité économique (49% de réponses positives), le réchauffement climatique (48%), le programme nucléaire de l’Iran (43%) et les tensions avec la Russie (41%).

Résultats-de-l'étude-Pew-Research-Center-pour-15-pays

Autre situation géopolitique, autres soucis. En Turquie, c’est le réchauffement climatique qui inquiète le plus la population, mais à des proportions moindres (35 % se sentent très concernés). Un résultat qui fait écho aux déclarations du ministre des Forêts, Veysel Eroğlu, le 13 juillet dernier. « La Turquie fait partie des pays qui seront le plus fortement affectés par la progression des terres non arables et l’érosion des sols, à cause de sa position géographique, de sa structure géologique, de sa typographie et de son climat » a-t-il expliqué aux médias.

Arrivent ensuite, à égalité, la fragilité du contexte économique et la peur de Daesh (33%). Si le pays fait face à un afflux toujours plus important de réfugiés fuyant les zones de combat, l’inquiétude est tout de même plus faible que dans les autres pays frontaliers au conflit. Ainsi 62 % des Jordaniens se sentent impliqués dans le conflit, et 84 % des Libanais. Chiffre qui atteint même 90 % chez les sunnites libanais. Reste à savoir ce que changera l’attentat de Suruç dans la perception du danger du groupe État islamique par les Turcs.

En résumé les chiffres du Pew Research Institute semblent montrer une France plus attentive aux problématiques globales que ses amis turcs. Ou, d’un autre point de vue, plus anxieuse.

Antoine Rolland

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