International, Politique

Le sommet du G20 s’est ouvert hier à Antalya dans la douleur et l’émotion des événements

Hier, alors que Paris se réveillait de son profond cauchemar et entamait son premier jour de deuil national, le G20 s’est ouvert à Antalya, sans la présence de Monsieur le Président de la République Française, François Hollande.

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Vendredi 13 novembre, Paris a été la scène d’un véritable carnage digne d’un scénario de guerre.  Le terrorisme a encore frappé la capitale. Les attentats revendiqués par l’Etat Islamique ont plongé la ville Lumière dans un profond trou noir.

Le sommet du G20, devait être l’occasion pour les chefs d’Etats et de gouvernement d’aborder la question syrienne. Les événements tragiques survenus à Paris ont projeté cette thématique au cœur des négociations. Alors que François Hollande est absent à Antalya, ce sont Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères et Michel Sapin Ministre de l’Economie qui ont représenté la France lors du sommet.

Les visages défaits des dirigeants témoignent de l’émotion palpable dans le monde entier. Recep Tayyip Erdoğan, Président turc, a déclaré son soutien au peuple français et insiste sur la nécessité de trouver une réponse à la situation : «  Je pense que notre réponse au terrorisme international va se concrétiser de façon très forte, très dure à ce sommet du G20 ». Cette réponse va commencer par s’attaquer au financement de l’organisation terroriste. En effet, Daesh génère des millions d’euros par ses activités pétrolières, une enquête a été ouverte pour en savoir plus sur les Etats qui commercent avec l’ennemi.

La Turquie, par sa situation géographique se situe au cœur du conflit. Suspect numéro 1 dans l’attentat d’Ankara le 10 octobre dernier, l’Etat islamique est la cible de multiples opérations de la part des autorités turques. Les arrestations de djihadistes ne cessent d’avoir lieu en Turquie : il y a quelques semaines 20 suspects ont été arrêtés à Antalya, et plus de 80 rien qu’à Istanbul.

Samedi soir encore, la Turquie a été touchée dans la ville de Ganziantep, située à la frontière syrienne par un attentat perpétré par l’Etat Islamique. En effet, un kamikaze s’est fait exploser lors d’un raid de la police turque blessant quatre policiers.

Alors que l’émotion  a amené certains à perdre leur lucidité en mettant le feu au camp de réfugiés de Calais, Jean-Claude Juncker, chef de la Commission européenne a déclaré : « Il est important de ne pas confondre ceux qui ont perpétré ces attaques avec ceux qui fuient ces mêmes attaques dans leur propre pays ».

L’heure est à la communion, non à la division. L’élan de solidarité à Paris, dans toutes les villes de France et plus largement dans le monde entier, prouve que les valeurs de paix et de fraternité sont les seuls mots d’ordre qui nous rassemblent.

Kheira Djouhri

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