Culture, Découverte

Le vendeur de journaux à la criée le plus célèbre de Paris !

« Je fais rire le monde…mais le monde me fait pleurer ! », voici le titre de la biographie d’Ali Akbar, un vendeur de journaux à la criée comme on en fait plus.2016-09-27-23-14-42 Ce pakistanais d’origine arpente tous les jours depuis 30 ans les rues du quartier de Saint-Germain-Des-Prés pour vendre Le Monde ou Le Journal Du Dimanche. Mais sa vie n’a pas toujours été rose. Ce métier, il le voit comme l’opportunité qui lui a permis de construire sa vie.

Ce livre raconte les étapes qui l’ont construit. Des épisodes difficiles qui lui ont forgé une force de caractère et un courage immense. Enfant aîné d’une famille nombreuse, il grandit au Pakistan, dans le village de Rawalpindi, au sein d’une maison constituée de deux chambres. Il partage l’une d’entre elles avec ses frères et sœurs. Tous les jours, il part travailler à l’aube pour aider sa famille financièrement et pour, quelque part, éviter un père qui le bat. À dix ans, il cumule déjà deux emplois et n’a ni le temps ni la force de se concentrer à l’école, et ce, même si l’envie d’apprendre est, elle, bien présente. À 12 ans, son père vient le chercher à l’école et l’oblige à ne plus y mettre les pieds. Un épisode qui restera gravé dans sa mémoire. C’est tout seul, la nuit, après avoir trouvé un livre dans la rue, qu’il va apprendre à lire.

À 18 ans, il éprouve le besoin de quitter sa famille pour tenter de vivre sa propre vie. Il embarque sur un bateau en tant que mousse et se met à voyager entre la Grèce et l’Afghanistan jusqu’au jour où il débarque finalement en France.

Son arrivée dans l’Hexagone n’a pas été des plus agréable. Comme pour beaucoup de moments dans sa vie, c’est grâce à sa ténacité qu’il finira par trouver une main charitable. Après avoir dormi sous les ponts, il fait la rencontre du professeur Choron qui lui propose de le loger dans un local de Charlie Hebdo. Cet ange gardien lui offrira aussi un emploi. Chaque jour, il vendra des journaux aux habitants du quartier et aux restaurateurs. Cet emploi va lui permettre d’améliorer ses conditions de vie, de développer son amour pour la lecture et ses relations amicales avec certaines personnes du quartier.

Aujourd’hui, il est plus que ravi d’entretenir un foyer et d’avoir renforcé son goût pour la lecture. Chaque jour, il lit attentivement la presse et réfléchit à une phrase accrocheuse qu’il criera pour attirer les passants afin qu’ils achètent le numéro du jour.

Dans ce livre, on en apprend beaucoup sur la vie de ces familles pauvres de Pakistanaise. S’il n’était pas le seul enfant dans cette position difficile, son histoire est singulière. Il a réussi à faire de ses faiblesses, une force, sans pour autant faire pleurer dans les chaumières. Car c’est avec beaucoup de tendresse, et parfois d’autodérision, qu’il raconte son parcours.

Pascale-Mahé Keingna

2 Comments

  1. meduse46

    je connais bien ce Monsieur , intelligent ,et chaleureux .

    dans le texte , Professeur ChOron eut été plus juste que professeur ChAron , si je peux me prmettre cette remarque .

  2. Patric Hollington

    Balzar will never be the same without you Ali

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