Politique

L’émotion est palpable en Turquie après l’assassinat du célèbre avocat, Tahir Elçi

La tension est montée d’un cran en Turquie ce Weekend. Après l’épisode de l’avion russe abattu et des arrestations de journalistes, le pays est touché par l’assassinat de Tahir Elçi, avocat et fervent défenseur des droits de l’homme.

tahir-elçi

Les tensions ne cessent de grimper Turquie. L’assassinat de Tahir Elçi à Diyarbakir, avocat et défenseur de la cause kurde en Turquie, a provoqué l’émotion de plusieurs milliers de personnes, 50 000 d’entre eux, ce sont retrouvés hier, dimanche 29 novembre, au cours de ses obsèques.

Alors qu’il tenait une conférence de presse, Tahir Elçi a été tué d’une balle dans la tête. La conférence avait lieu au cœur de la vieille ville de Diyarbakir, à quelques pas de l’antique minaret. Les derniers mots de l’avocat étaient alors vecteur d’un message de paix, en effet il déclarait : « Les quatre piliers du minaret représentent les diverses religions de ce pays. Nous ne voulons plus d’accrochages et de violences en ce lieu historique, nous voulons la paix».

C’est aux alentours de 11 heures que la situation a dégénéré. Les caméras de sécurité ont filmé la scène. Après être descendus d’un taxi, deux individus ont ouvert le feu sur des policiers, deux d’entre eux ont été tués. Les tireurs sont parvenus à prendre la fuite et sont toujours recherchés aujourd’hui. La presse turque décrit l’un d’eux comme un « civil barbu ».

Recep Tayyip Erdoğan s’est exprimé sur la situation et se dit « attristé par la mort de l’avocat » et des policiers. Ahmet Davutoğlu, Premier ministre, a alors déclaré que « toute la lumière sera faite » sur l’enquête.

Alors que la Turquie est touchée par la mort de Tahir Elçi qui incarnait une figure des droits de l’Homme, le pays connaissait quelques jours avant l’arrestation de Can Dündar, Directeur de la publication du journal Cumhurriyet et Erdem Gül, Chef du bureau d’Ankara. Les deux journalistes sont accusés d’« aide à une organisation terroriste, d’espionnage politique et militaire et de révélation d’informations devant rester secrètes ». Il est fait référence à la publication de photos de camions des services de renseignements turcs en cours de livraison d’armes vers la Syrie. Can Dündar et Erdem Gül risquent 20 ans de prison.

Kheira Djouhri

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *