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Les artisans taxis doivent-ils vraiment craindre les VTC ?

Taxis
Les taxis sont en colère et ont demandé au gouvernement de légiférer sur les Véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) en les contraignant d’un délai de 15 minutes d’attente entre la réservation et la prise en charge du client. Y a-t-il une désaffection vis-à-vis des taxis au profit des VTC ? Pourquoi l’arrivée de quelques véhicules avec chauffeur émeut-elle autant les artisans taxi qui se sentent concurrencés de façon déloyale. Est-ce un véritable débat et pourquoi sommes-nous arrivés à croire qu’un VTC offrirait un service forcément meilleur par rapport à un simple taxi ?

HEP’ TAXI !

À Paris, héler un taxi dans la rue s’avère relever dans la plupart des cas de la loterie. On est loin des scènes de films hollywoodiens où un taxi libre pointe le bout de son nez à peine la main levée. L’avantage, lorsque vous en trouvez un disponible et que ce dernier accepte de vous emmener vers votre destination, vous n’aurez pas les frais d’approche à payer. Cependant, un taxi peut refuser de vous prendre en charge en fonction de plusieurs critères aléatoires mais la plupart du temps arbitraires.
La différence entre la fiction et la réalité est nette, on est loin des chauffeurs comme Daniel dans Taxi prêt à vous emmener à l’autre bout de la ville, diligemment et à prix raisonnable, au sacrifice de sa pause déjeuner.

APPELLER UN TAXI À UNE STATION, UN VÉRITABLE PÉRIPLE

Plusieurs critères peuvent rendre une station de taxi redoutable : quartiers touristiques, heures tardives ou sale temps… La considérable file d’attente à la station ne s’avère pas une solution des plus efficaces lorsque l’on est pressé.
Pour être certain d’avoir un taxi, le mieux est d’appeler la centrale de réservation qui proposent deux choix : la “demande immédiate” ou “à l’avance”. Lorsque vous commandez un taxi “immédiat”, selon sa proximité, le compteur affichera déjà, au minimum, entre 6 et 15 euros. Un inconvénient qui refroidit beaucoup d’usagers dès la montée.
Dans le cas d’une réservation à l’avance, des frais de commande de peuvent s’appliquer.

LE TAXI À DEUX VITESSES

Taxi Audi A6Voyager en taxi reste pour beaucoup un service de luxe. Encore faut-il pouvoir avoir la chance de tomber sur un véhicule à la hauteur du prix de la course. Lorsque l’on commande un taxi par téléphone, il n’est pas possible de choisir la marque du véhicule et cela donne lieu à de belles déceptions lorsque la voiture arrive sur place. Hélas, une grande majorité de taxis sont des véhicules d’entrée de gamme tels que Peugeot, Citroën, Skoda.
Il arrive parfois d’embarquer, mais c’est très rare, à bord de berlines haut de gamme et confortables de type Mercedes-Benz Classe E, Citroën C6, BMW Série 3 ou encore Audi A6. Ces dernières se réduisent comme une peau de chagrin pour deux raisons : l’incitation gouvernementale doublée d’une subvention municipale pour rouler “plus propre” puis également des taxis élitistes avec certains chauffeurs souhaitant s’adresser exclusivement à une clientèle plus privilégiée détenant un compte Premium ou Affaire. Ceci explique la prolifération des hybrides rechargeables dont la fameuse Toyota Prius qui affiche ostensiblement sur ses véhicules la mention “Greencab” soulignant son côté écologique.
TaxisUn argument et un avantage déloyal, selon certains chauffeurs de taxis haut de gammes car “ils paient moins cher leur véhicule, facturent la course au même prix” qu’un taxi haut de gamme “alors qu’ils consomment deux fois moins de carburant” et “offrent un confort relativement rudimentaire”. Payer le même prix, au détriment du confort, voici ce qu’il faut souffrir pour avoir une conscience écologique.
Autre aberration, les taxis entrée de gammes, ornés de bannières publicitaires latérales, à l’avant et à l’arrière “qui se font de l’argent en plus sur le dos des clients”.

JOE LE TAXI… CONNAÎT TOUTES LES RUES PAR CŒUR, TOUS LES P’TITS BARS…

Raphaël préfère embarquer à bord de taxis avec des “chauffeurs ‘vieux’ car ils connaissent vraiment la ville et n’ont pas besoin de GPS” et a fortiori “ne baladent pas”. Il déplore le manque de valeur ajoutée de certains d’entre eux qui “se cantonnent à emmener le client d’un point A vers un point B, contrairement aux ‘vrais artisans’ taxi qui ont maintenant 55 voire 60 ans, qui savent conseiller sur un bon restaurant dans tel quartier ou tout autre adresse en vue de passer une agréable soirée…”

Bon à savoir : Un taxi ne peut refuser une destination au départ de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Aussi surprenant que cela puisse paraître, si un client souhaite se rendre en Bretagne, à Marseille ou encore à l’étranger, dans le sud de l’Espagne, Danemark… le taxi se doit de l’y conduire.

LES VTC OU LA FAUSSE RÉVOLUTION DES TAXIS

Les VTC comme les Voitures Jaunes, Uber, etc. jouent sur l’argument d’avoir un “chauffeur” courtois, qui ne passera pas la durée du trajet au téléphone, habillé en costume et cravate — qui vous accompagnera avec un parapluie jusqu’à l’entrée de votre immeuble. Essayant de justifier leurs prix exorbitants avec des services dérisoires tels qu’une bouteille d’eau, presse magazine ou bien un chargeur BlackBerry/iPhone à bord, certains vont même jusqu’à mettre à disposition un iPad.
Ces services sont généralement plus onéreux qu’un taxi classique mais peuvent offrir de désagréables surprises en cas de fortes demandes. L’exemple le plus médiatisé est celui de Valérie Damidot se plaignant sur Twitter d’avoir effectué avec Uber un trajet de 3 km pour 192 euros. Un tarif excessif en raison de la nuit du Réveillon où les enchères montent rapidement pour obtenir un véhicule.
Les Voitures Jaunes quant à elles ont pour argument principal de fixer les prix d’avance pour éviter toute surprise à la fin d’une course.

Des services qui ne sont pas nouveaux… En effet, les taxis Affaires ou Premium proposent déjà aux clients du wifi à bord, la possibilité de recharger son mobile et mettent aussi à disposition des journaux gracieusement. Ces derniers veillent également à conduire sereinement de façon à ce que le passager puisse écrire durant le trajet. Enfin, le taxi contrairement aux VTC peut emprunter les couloirs de bus, ce qui représente un gain de temps considérable.

Depuis la rentrée, le nombre de manifestations des artisans taxi a augmenté à travers la France. Les taxis auraient-ils enfin pris conscience de l’évolution des exigences et entendu le mécontentement de leurs clients avec l’apparition soudaine des VTC ? Effectivement, les opérations “escargot” semblent quelques peu exagérées quand on pense qu’il suffirait d’un peu de bonne volonté de la part des chauffeurs pour améliorer leurs prestations pour redorer l’image d’un service qui peut laisser à désirer. En prenant en compte ces nouvelles résolutions, les taxis auront de beaux jours devant eux.

Daniel Latif

4 Comments

  1. Effectivement la concurrence est saine et l’exemple taxi / VTC nous le prouve. En effet, une charte de qualité des taxis parisiens va être éditée par la préfecture de police, en se basant sur les hauts standards des VTC (accueil du client, ouverture de la porte, adaptation de la température et de l’ambiance sonore etc.).
    Chez Allocab le client peut choisir le niveau de service désiré (éco, affaires ou première classe) avec un tarif fixé à l’avance.
    Les offres VTC et taxi me semblent parfaitement complémentaire, et permettent un enrichissement évident de l’offre de transport pour le client. Il n’y a pas de raison de brider un service plutôt que l’autre avec 15 minutes d’attente sur réservation…

    • Tiz

      Le fait de brider la réservation à 15 minutes pourrait dissuader les vtc a charger en direct sur la voie publique donc de voler le travail des taxis. Je sais, vous allez répondre que tous les vtc ne le font pas et la plupart respectent leur réglementation. Sachez que pour les taxis c’est la même donne. Beaucoup sont courtois et n’hésitent pas a accompagner jusqu’à la porte de leur domicile certain clients soucieux de leur sécurité…

  2. Uber est financé par goldmans Sachs et maintenant Google les clients sont débites en dollars car le siège se trouve dans un paradis fiscal aux États Unis adelawhare que chose Côme ça vous êtes vous demander pourquoi l Europe ne réagit pas car draghi monti sont des anciens de GS ils sont jugé et parti vous savez qu à New York ils se sont fait dégager et ils n ont pas le droit d exercice ainsi qu à Miami les us en général est pour la libre concurrence alors pkoi ils sont interdit la bas tous simplement ils exploite dans notre pays des autoentrepreuneurs qui eux prennent tous les risques loc. ou achat de grosse berlines assurance entretien amendes etc et on droit de vie ou de mort sur eux si ils ont une note qui est plus faible que 4,5 ils dégagent tous simplement alors voilà l’encre du décor de ses nouveaux entrants vous avez la parole d’un taxi lyonnais le seul bénéfice que je perçoit c’est la prise de conscience collective des taxis qui je le reconnais n’étais pas à la hauteur du service demander malheureusement nous sommes plus de 1000 taxis sur Lyon et des brebis galeuses il y en a alors cher client aidez nous a les radiez car vous avez un vrai pouvoir celui de manifester votre mecontement a la mairie des taxis car tous les taxis ont un numéro pour Lyon c’est en dessous de la plaque d’immatriculation à bon entendeur

  3. Un article bien rédigé et très pertinent

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