International, Politique

Les cas de la Grèce et de l’Ukraine au programme du G7

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Le sommet du G7 s’est ouvert hier en Bavière, à Elmau, et se terminera ce soir. Cette réunion, qui a lieu tous les ans, réunit les puissances énocomiques suivantes : Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni ; cette année, les sujets abordés les plus importants ont été la dette grecque et la situation en Ukraine.

Cette année, c’est Angela Merkel qui a reçu en Allemagne les dirigeants des six autres États. Stephen Harper, Barack Obama, François Hollande, Matteo Renzi, Shinzo Abe et David Cameron l’ont donc rencontrée afin de discuter et ainsi d’établir des objectifs communs.

L’un des sujets les plus brûlants a été la situation de l’Ukraine, abordée dimanche soir ; la Russie étant toujours impliquée dans l’est du pays, le G7 a décidé de faire front commun et de demeurer ferme sur cette question. « Nous allons envoyer un signal d’unité », a déclaré Merkel. Les sanctions décidées précédemment -qui consistent principalement en une mise à l’écart économique et diplomatique du pays, ainsi qu’en des interdictions de visas qui concernent 151 personnes- sont donc maintenues, et ceci jusqu’à ce que la Russie décide de respecter les accords de Minsk. La question sera examinée plus avant à la fin du mois mais, en attendant, elle n’a pas vraiment fait débat hier.

La dette grecque a également été abordée : l’impossibilité de la Grèce de payer ses créanciers et la volonté de son président Alexis Tsipras de ne pas réformer ses méthodes de gestion économique a conduit au désaveu du pays par les dirigeants du G7. En effet, après le refus de Tsipras de mettre en place une TVA à 20% et un nouveau système d’impôts, et ce, alors que sa dette s’élève à 284 milliards d’euros, plus aucun État ne veut se saisir du dossier grec. Tsipras a également annoncé à la veille du G7 que l’État ne pourrait payer la prochaine échéance au FMI, d’une valeur de 300 millions. Le paiement est donc reporté à la fin du mois, ce qui met en suspens la question du défaut de paiement grec. Obama a même fait comprendre hier qu’elle ne méritait pas de figurer au programme du G7.

Aujourd’hui, le climat a également été le centre des attentions des sept dirigeants, bien que brièvement. Angela Merkel a échoué, semble-t-il, à l’inscrire dans les priorités du G7, puisque la discussion a duré à peine plus d’une demi-heure. Le Japon et le Canada n’ont pas garanti qu’ils réduiraient drastiquement leurs émissions de gaz, contrairement à ce qu’espérait la chancelière allemande ; il n’y a pas non plus eu de confirmation que des fonds plus importants seraient accordés aux pays en développement durement touchés par les changements climatiques.

Le sujet qui doit occuper les dirigeants cet après-midi concerne le terrorisme, et fera intervenir le président nigérien ainsi que les premiers ministres tunisien et irakien.

Victoria Coste

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