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Les contours de la pandémie par Orhan Pamuk

Orhan Pamuk, Prix Nobel de littérature, écrivait le livre « Les nuits de la peste » (Veba Geceleri) lorsque la pandémie de la Covid-19 est apparue. « Nuits de peste » porte sur la pandémie de peste qu’il y a eu au début des années 1900.

Chamboulé par tant de ressemblances avec la pandémie de peste qui ravagea l’Asie au début du XXe siècle, il avait donc décidé de suspendre pour un temps son projet sur lequel il travaillait depuis quatre ans. Expliquant cette décision dans un article pour le New York Times et lors d’une interview à l’Université de Columbia où il donne des cours, l’homme de lettres avait déclaré être bouleversé par le fait que le coronavirus se soit répandu dans nos rues et que cela coïncide avec l’écriture d’un livre sur un sujet qui résonnait tant avec ce que l’on traversait. 

Désormais, il a décidé de reprendre l’écriture de son livre qu’il compte bien terminer.  Un chapitre de son oeuvre a d’ailleurs déjà été dévoilé au public.

L’écrivain explique qu’il en a également profité pour s’impliquer dans ses projets littéraires comme dans le roman « Musée de l’Innocence » (Masumiyet Müzesi), l’un de ses livres, publié en 2008. 

Tout en faisant des recherches pour le roman, il a étudié des livres médicaux, des brochures sur les médicaments et des illustrations de cette période. Grâce à ses recherches, il a réalisé divers dessins dans un carnet tout en créant l’atmosphère de son roman. Ses dessins, qui reflètent l’atmosphère et l’esprit de l’époque, ont d’ailleurs été partagés sur le site web de l’université. 

Sa fille, Rüya Pamuk tente de suivre les traces de son père

Rüya Pamuk, en plus d’être la fille d’Orhan Pamuk, est l’héroïne du roman « Livre noir » (Kara Kitap, publié en 1990) de ce grand romancier turc qui porte un amour inconditionnel pour sa fille, en atteste le nombre de livres où elle y occupe une place centrale. L’écrivain, qui a eu sa fille en 1991, lui a notamment dédié son roman « Mon nom est rouge » (Benim Adım Kırmızı), tandis que dans « Autres couleurs » (Öteki Renkler), on la croise également.

Rüya et Orhan Pamuk ont toujours eu une relation père-fille très fusionnelle. En 2006, lors de la cérémonie durant laquelle Orhan Pamuk s’est vu décerner son Prix Nobel, sa fille a été la première à le féliciter. Elle l’a par la suite accompagné au dîner du roi de Suède, Carl XVI Gustaf, et est entrée dans l’histoire comme la plus jeune invitée assise à la table du roi.

Aujourd’hui, Rüya Pamuk vit à Istanbul. On ne peut plus talentueuse, elle projette de terminer son premier roman et de suivre les traces de son père.

Anaëlle Barthel

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