Politique, Société

Les manifestations du 1er mai brutalement réprimées à Taksim et Beşiktaş

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Sans surprise, le vendredi 1er mai, jour de la fête internationale des travailleurs, des affrontements ont eu lieu entre les forces de police et les manifestants venus protester contre l’interdiction de se rassembler sur la place Taksim ; les principaux syndicats turcs, dont le DISK, étaient également présents.

Vendredi dernier, malgré l’interdiction de se réunir à Taksim et Beşiktaş et les tentatives du gouvernement de la faire respecter, des scènes de violences se sont déroulées sur les lieux de rassemblement. Les affrontements ont été particulièrement durs dans les deux secteurs interdits, mais des arrestations ont également eu lieu dans les quartiers de Şişli, Okmeydanı et Zincirlikuyu.

La police a utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes sur les manifestants ayant bravé les interdictions du gouvernement, et ces derniers ont répliqué avec des cocktails molotov et divers projectiles. Au total, plus d’une centaine de personnes a été arrêtée ; à 14h, le nombre de 136 interpellations a été annoncé à la télévision et, au total, on estime le nombre d’arrestations à plus de 150. Selon l’agence de presse Anadolu, il s’élèverait même à 203, mais le bilan officiel parle de 142 interpellations et 90 blessés.

manifestations-taksim-tkpDes opposants au gouvernement issus du TKP, parti communiste turc, ont cependant réussi à investir la place Taksim, dont l’accès est interdit aux manifestants depuis le mouvement protestataire de 2013 en raison de son caractère symbolique. Pour le gouvernement, elle ne serait « pas adaptée aux célébrations du 1er mai ».

Dans un communiqué, le maire d’Istanbul Vasip Şahin a déclaré que cinq policiers et 18 manifestants avaient été blessés et a affirmé : «  La plupart des manifestants ont ignoré les appels illégaux et ont célébré pacifiquement la journée (…) Plus de 20 000 policiers ont œuvré à assurer la paix durant les manifestations à Istanbul ». Le communiqué évoque également les troubles survenus, accusant des « groupes marginaux ».

Victoria Coste

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