Art, Culture

Les portraits de l’artiste JR toujours présents sur les murs d’Istanbul

En mai 2015, l’artiste français JR avait investi les façades des bâtiments stambouliotes. Les portraits de personnes âgées étaient affichés pour rendre compte de des mutations que la ville avait connues. Les collages sont encore présents sur les murs, soyez attentifs lorsque vous traversez la ville.

IMAGE1

Levez la tête lorsque vous vous promenez dans les rues d’Istanbul, autrement pour pourriez rater les œuvres du talentueux JR.

Après les murs de Carthagène en Espagne, de Shangai, Los Angeles, La Havane et Berlin, ce sont ceux d’Istanbul qui ont été mis à contribution. En effet, en mai dernier, l’artiste français de 32 ans s’est rendu à Istanbul pour le dernier chapitre de son projet « The Wrinkles of the City ». Commencé en 2008 ce projet met à l’honneur la vieillesse des hommes et de la ville. Riche de leur expérience et de leur vécu, les visages vieillis des habitants témoignent des mutations de la ville.

IMG2

JR, dresse les portraits de personnes âgées, leurs visages ridés témoignent du temps qui passe. Les photos ont été agrandies et affichées sur 15 bâtiments d’Istanbul. Certains des collages sont toujours présents sur les immeubles des quartiers de Balat, Halac, Eminonu, Beyoglu.

Les portraits de ces personnes âgées mettent en évidence les « transformations de la ville, notamment la laïcisation d’Istanbul après 1924 et les changements dans l’architecture de nombreux endroits de la ville ».

IMG3

Vous avez peut être connu JR par le biais de son projet Face 2 Face, mettant côte à côte les portraits d’Israélien et de Palestiniens, affichant leur meilleur sourire. JR et Marco, voulaient comprendre pourquoi un peuple si proche, se faisaient la guerre depuis tant d’années. Ils ont allés ensemble, à la découverte des villes palestiniennes et israéliennes, dans lesquelles, amour et haine s’entremêlent. Au cours de leur voyage, les deux artistes ont découvert deux peuples identiques, dont certes la religion est différente mais qui au fond partage le même amour pour l’autre. Le projet consistait donc à prendre en photos des palestiniens et israéliens exerçant le même métier et de les mettre côte à côte. Les montages étaient ensuite affichés en format géant dans des endroits inévitables de chaque côté du mur. Le projet a aidé les deux peuples à réaliser qu’ils n’étaient pas si différents.

IMG4

Les œuvres de Jr valent le détour, ses photos véhiculent des messages de paix, d’amour, de fraternité. Chaque visage immortalisé transmet de fortes émotions. Les travaux de JR attirent l’attention de « ceux qui ne fréquentent pas les musées habituellement. Son travail mêle l’art, l’action, traite de l’engagement, de liberté, d’identité et de limite. Après avoir trouvé un appareil photo dans le métro parisien en 2001, il parcourt l’Europe à la rencontre de ceux qui s’expriment sur les murs et les façades qui structurent les villes. Observant les gens qu’il rencontre et écoutant leur message, il colle leurs portraits dans les rues, les sous-sols et les toits de Paris. »

Comme pour une chasse au trésor, partez à la recherche des portraits affichés sur les façades des immeubles d’Istanbul.

Retrouvez la carte des œuvres dissipées dans la ville.

Kheira Djouhri 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *