Economie, International

L’Eurogroupe débloque 1.1 milliard d’euros pour Athènes

Ce lundi 10 octobre, l’Eurogroupe s’est réuni à Luxembourg. Composé des ministres des Finances des pays de la zone euro, l’Eurogroupe a pris la décision de débloquer une part de l’aide financière accordée à la Grèce durant l’été 2015.telechargementCe troisième accord signé avec la Grèce offrait une aide de 86 milliards d’euros au pays afin qu’il puisse entamer son processus de remboursement des créanciers internationaux. Parmi eux, la Banque Centrale européenne ainsi que le Mécanisme européen de Stabilité et le Fonds Monétaire International qui les représentent. Le pays a déjà reçu une partie de cette aide – à savoir 30 milliards d’euros. Aujourd’hui, l’Eurogroupe a de nouveau débloqué une somme de 1.1 milliard d’euros.

Le gouvernement d’Alexis Tsipras, Premier ministre grec, s’est engagé à remplir des conditions lors de la signature de cet accord. Cette dernière tranche de prêt devait monter à 2,8 milliards d’euros, cependant l’Eurogroupe souhaitait encore observer les chiffres de l’évolution de l’économie grecque à la suite de la mise en place de réformes imposées par les conditions de l’accord de l’été 2015.

Ce que stipule l’accord de l’été 2015

Selon les résultats de l’observation de l’Eurogroupe, le reste de cette tranche de prêt – à savoir 1,7 milliard d’euros – devrait être versée à la fin du mois d’octobre. Quant à la deuxième étape de l’accord, elle devrait démarrer le 17 octobre. 

De nombreuses mesures doivent être adoptées par l’État grec pour consolider son système financier, mais aussi ses systèmes internes au sein des entreprises et des banques, etc.

À titre d’exemple, l’une des mesures conséquentes que l’État devra adopter concerne le droit du travail et consiste en une modification nette du marché du travail en Grèce.

La renégociation de la dette grecque

Aujourd’hui, cette question divise les créanciers, entre ceux qui désiraient ou non, une restructuration progressive de la dette en plusieurs étapes.

En effet, le FMI, qui n’a toujours pas décidé s’il participera financièrement au troisième plan de prêt – il devrait l’annoncer fin décembre -, est favorable à une restructuration et une diminution de la dette. Ce qui est loin d’être le cas de l’Allemagne qui campe sur ses positions. Le ministre des finances allemand, Wolfgang Shäuble, qui domine clairement l’Eurogroupe, ne désire pas entraver les élections prochaines allemandes par la question de la restructuration de la dette grecque. Il obtiendra ce qu’il veut en arrivant ainsi à limiter le rôle du FMI à celui de conseiller.

N’oublions pas que la dette grecque représente à présent 178% du PIB du pays.

Pascale-Mahé Keingna

 

 

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