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L’explosif préféré de l’organisation Etat islamique se nomme « la mère de Satan »

A Paris, à Bruxelles, et sur le champ de bataille syrien, c’est toujours le même explosif utilisé. « La mère de Satan » est un mélange explosif à partir de produits facilement trouvables dans le commerce. 

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L’acétone, l’eau oxygénée et l’acide, lorsqu’ils sont séparés, ces trois substances présentent un danger limité. Mais lorsqu’ils sont mélangés, on découvre le fameux explosif « la mère de Satan ». Plus connu sous le nom de TATP pour les terroristes. C’est une poudre blanche, très discrète, facile à fabriquer, mais surtout mortelle. On l’a déjà vu à l’oeuvre lors des attentats de Paris le 13 novembre, aux stades de France et au Bataclan. On l’a de nouveau retrouvé à Bruxelles.

« Quinze kilos d’explosif de type TATP, 150 litres d’acétone, 30 litres d’eau oxygénée, des détonateurs, une valise remplie de clous et de vis » ont été récupérés dans un appartement des kamikazes de Bruxelles, selon le procureur fédéral belge Frédéric Van Leeuw.

Mais d’où vient cet explosif? C’est à la fin du 19e siècle, qu’un chimiste allemand a découvert  le peroxyde d’acétone. Ce produit, ressemblant à du sucre, est un mélange d’acétone, d’eau oxygénée et d’un acide (sulfurique, chlorhydrique ou nitrique). Tous ceux-ci sont composés avec des proportions précises. Tous ces produits sont disponibles assez aisément dans le commerce.

Dans un rapport publié en février, l’ONG Conflict Armament Research a découvert, après une enquête de vingt mois, un réseau de 51 sociétés, basées dans vingt pays, dont la Turquie, la Russie mais aussi la Belgique et les Etats-Unis. Ils fournissent à l’organisation de l’Etat islamique les composants nécessaires à la fabrication semi-industrielle d’explosifs artisanaux.

Pour que cela fonctionne, il faut malgré tout un détonateur. Cependant, ce détonateur peut être fabriqué, à l’aide d’un fin tube métallique rempli de pâte et relié à deux fils électriques qui, mis en contact, vont provoquer un arc électrique puis une flamme. On peut s’en procurer très facilement dans un commerce.

Selon un membre des services français antiterroristes « Lors d’un stage, on a passé l’après-midi à fabriquer des explosifs artisanaux, notamment du TATP, ensuite testés. C’est d’une facilité déconcertante. En une demi-heure, on avait fabriqué l’explosif, une demi-heure après on le faisait péter. Et ça a pété fort » explique-t’il. Le résultat est là… 31 morts et 270 blessés à Bruxelles…

D.A.

 

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