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Licenciements à la pelle, à qui le tour ?

slavenLe directeur technique de la sélection turque Şenol Güneş, qui avait conduit l’équipe nationale vers une glorieuse troisième place à la coupe du monde de football 2002, a deux ans plus tard été viré sans être rémunéré. Il est depuis l’an dernier le directeur technique de Bursaspor ; son club a marqué trois buts contre Fenerbahçe au stade Şükrü Saracoğlu et disputera la finale de la coupe de Turquie.

Les 24 présidents de clubs qui ont fait appel à Yılmaz Vural, un directeur technique diplômé de deux universités, pour diriger des équipes condamnées à la relégation, et qui l’ont viré pour se dédouaner de toutes responsabilités ne sont-ils pas coupables ? Alors, à qui la faute ? Les dirigeants ou bien Yılmaz Vural ? Je vous laisse décider.

Dans ce pays, on vire même les directeurs techniques qui gagnent des titres. Ce sont les dirigeants qui savent ce qui est le mieux, comme en témoignent les dettes de leur club qui se chiffrent à hauteur de 400-500 millions de dollars.

Qui avons-nous viré dans le passé ? L’Allemand Joachim Löw qui a soulevé la coupe du monde 2014 avait été viré 15 ans plus tôt de Fenerbahçe et 13 ans auparavant d’Adanaspor. Voilà onze ans que le Roumain Mircea Lucescu entraîne avec succès le Shakhtar Donetsk. Il avait été chassé de Turquie alors qu’il avait fait de Galatasaray puis Beşiktaş des champions.

Hüseyin Latif

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