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Loi Travail : l’ensemble du territoire perturbé par la mobilisation

Ce jeudi 26 mai 2016, la mobilisation contre la loi Travail continue. Le fonctionnement même de la société française est toujours touché : après la perturbation du secteur pétrolier, la grève  touche désormais les centrales nucléaires, et la plupart des quotidiens n’ont pu être imprimés.

Manifestations-loi-travail

En raison du mouvement social entrepris par le syndicat CGT contre la politique gouvernementale et sa loi Travail, deux actions majeures ont été entreprises aujourd’hui. Tant le fonctionnement des raffineries nucléaires que de la parution des quotidiens, a été perturbé. Des manifestations sur tout le territoire ont également lieu.

L’Humanité, unique quotidien en kiosque

La tribune du Secrétaire général de la CGT

La tribune du Secrétaire général de la CGT

Ce matin, aucun des quotidiens français n’a pu être imprimé, à l’exception de l’Humanité. En cause, leur refus de publier une tribune de la CGT.

En conséquence, la parution des quotidiens a été bloquée et seul le journal communiste de l’Humanité, fondé par Jean Jaurès, a été autorisé. En effet, il a « volontiers » accepté de publier la tribune du Secrétaire général du syndicat, Philippe Martinez, dans laquelle il déclare notamment que « la modernité c’est le progrès social, pas la loi Travail ! ».

Les autres, telles que Le Point mais aussi Le Figaro, ont décidé de diffuser gratuitement leur édition en ligne. Ils ont par ailleurs dénoncé cette action syndicale, la troisième en moins de deux mois. L’Opinion a par exemple « honte de l’action syndicale », et la Une du Figaro est un réquisitoire contre Philippe Martinez, « homme qui veut mettre la France à genoux ».

Le Premier ministre, Manuel Valls, s’est contenté de déclarer qu’il est « très respectueux des syndicats […] dont je connais [la] participation pleine et entière à l’histoire de notre pays, à la résistance, à la volonté de donner des droits aux salariés ». Pour autant, la mobilisation générale ne conduira pas à un retrait de la très controversée loi Travail.

Une mobilisation étendue aux centrales nucléaires

Mardi dernier, la CGT-Energie avait appelé à un mouvement « le plus fort possible » pour ce jeudi. Les grévistes, notamment à Nantes, ont aujourd’hui procédé à des baisses de charges par palier, empêchant les centrales produisant de l’électricité de fonctionner au maximum de leur capacité. Mines et FO-Energies se sont également joints à la grève.

Selon le gestionnaire du réseau national à haute tension (RTE), il n’y a pas de problème d’alimentation électrique. D’après un porte-parole, « l’offre de production disponible en France, via les centrales thermiques, hydrauliques, photovoltaïques et éoliennes notamment, mais aussi nucléaires parce que les centrales ne sont pas à l’arrêt, est suffisante pour couvrir les besoins électriques des Français ».

Mais par la voie de son Premier ministre, le pouvoir en place a dénoncé ces appels, « pour que notre économie ne soit pas asphyxiée par les agissements de quelques-uns ». Cette grève n’est donc pas sans conséquence, d’autant qu’elle sera suivie par des actions du syndicat des transports SUD-Ratp à partir du 10 juin, jour du lancement de l’Euro 2016.

L’action syndicale est donc interprofessionnelle et s’il n’est pas certain que l’on puisse la qualifier de grève nationale, il s’agit tout de même d’une mobilisation conséquente. D’autant que dans les rues aussi, les manifestations défilent. Devant le siège du MEDEF, un feu de joie a notamment été fait. Des milliers de personnes défilent tant dans la capitale qu’en province et ces rassemblement sont très encadrés par la police. Plus que jamais, la France est mobilisée.

Kiymet Altan

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