Chroniques

L’ouverture africaine

Ces derniers mois, l’Afrique a été le théâtre de plusieurs visites de haut niveau de la République de Turquie. Le couronnement de ce processus a sans nul doute été le deuxième Sommet Turquie-Afrique qui s’est déroulé entre les 19 et 21 novembre derniers à Malabo, capitale de la Guinée équatoriale, avec la participation du président de la République M. Recep Tayyip Erdoğan. Après le Sommet, un plan d’action conjoint pour la période 2015-2019 a été adopté pour renforcer encore davantage les relations turco-africaines, en approfondissant et enrichissant notamment la coopération économique et commerciale.

Si l’on veut rappeler grosso modo cette nouvelle politique africaine de la Turquie, l’on devra se pencher sur le début des années 2000, avec la préparation en 2003 d’une stratégie de développement des relations économiques avec les pays africains par le sous-secrétariat d’État au Commerce extérieur. Le Gouvernement turc avait par la suite déclaré 2005 comme « l’Année de l’Afrique ». La même année, la Turquie obtenait le statut d’observateur à l’Union africaine. Le Sommet de la Coopération turco-africaine, réalisé en 2008 à Istanbul avec la participation de 49 pays africains pourra être considéré comme la concrétisation de cette volonté des deux côtés. La Turquie a augmenté le nombre de ses représentations diplomatiques en Afrique, possédant à ce jour 39 ambassades sur le continent africain, une trentaine étant en Afrique sub-saharienne. L’Afrique, elle, est présente en Turquie avec 32 ambassades.

D’autre part, les vols de la Turkish Airlines ont commencé à desservir Mogadiscio, Kigali, Abidjan, Kinshasa, Djibouti, Nouakchott, Mombasa, Niamey, Ouagadougou, Libreville et Ndjaména en Afrique sub-saharienne, ce qui porte le nombre total des destinations africaines actuelles de la compagnie à 40. Quant aux échanges commerciaux entre la Turquie et l’Afrique, ils ont atteint 23,4 milliards de dollars en 2013 et 7,5 milliards de dollars avec l’Afrique subsaharienne, décuplés en 13 années. L’objectif reste 50 milliards de USD pour l’année 2018. Les investissements directs de la Turquie en Afrique s’élèvent eux à environ 6 milliards de dollars. Néanmoins, c’est le secteur turc de la construction, avec des projets de l’ordre de 39 milliards de dollars, qui constitue l’un des moteurs du partenariat économique avec l’Afrique. Ce chiffre correspond en fait au 21 % du volume total de ce secteur dans ses activités internationales.

Juste avant la Guinée équatoriale, le président de la République de Turquie M. Recep Tayyip Erdoğan, accompagné d’une très forte délégation composée des plus influents hommes, était en Algérie pour une visite officielle, donnant lieu en même temps à l’organisation d’un forum d’affaires turco-algérien.

Je souhaite à tous les amis d’Aujourd’hui la Turquie une nouvelle année 2015 heureuse et resplendissante.

Eren Paykal

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *