Economie

Mai signe la plus forte inflation en 2015

inflationÀ quatre jours des élections législatives turques, la TÜİK, l’Agence turque des statistiques, a reporté hier, mercredi 3 juin, une hausse de l’inflation annuelle de plus de 8% pour mai 2015, mois où a été enregistrée le plus haut taux d’inflation jusque là.

En 2015, le taux d’inflation en Turquie est passé de 7,9% en avril à 8,1% en mai. Toujours d’après les chiffres de la TÜİK, l’inflation annuelle établie sur la base des douze derniers mois, s’est également accrue jusqu’à atteindre un taux de 8,45%.

L’augmentation des prix a entre autre touché le secteur textile avec 10,06% ; les transports avec 1,76% ; la restauration avec 1,2% ; le secteur culturel avec 1,1% ; ou encore l’électroménager et le mobilier avec 0,8%.

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Mehmet Şimşek, ministre turc des Finances.

Toutefois, les prix de certains biens ont paradoxalement connu la tendance inverse. En effet, pendant le mois de mai, des légères baisses de prix ont paradoxalement affecté le secteur de l’alimentation -spécialement les boissons non-alcoolisées- (-2,68%) et celui des communications (-0,16%). Faut-il y voir une corrélation avec le contexte de campagne électorale ? Difficile à établir.

Dans une interview télévisée diffusée sur la chaine Nergis TV, Mehmet Şimşek, le ministre turc des Finances, s’est prononcé sur la tendance inflationniste qui touche le pays, affirmant que l’inflation mesurée serait bonne et que la situation connaîtrait une amélioration dans les mois à venir. Aussi, le 30 avril dernier, Erdem Başçı, l’économiste actuellement a la tête de la Banque centrale turque, avait présenté son rapport 2015 sur le sujet. L’inflation de fin d’année y était évaluée à hauteur de 6,8%. En cause, une dévaluation de la livre turque -devise assez faible et par conséquent pas très compétitive- ainsi que des prix du pétrole plus élevés que prévu.

L’inflation concrètement

Le phénomène économique de l’inflation désigne une perte du pouvoir d’achat de la monnaie ayant comme conséquence une hausse générale des prix. Afin de mesurer la tendance inflationniste touchant un pays, les économistes se basent sur les « prix de consommation finale des ménages ». Concrètement, une observation est faite à partir d’un éventail de biens représentatifs de l’ensemble de ceux consommés par les ménages.

Par ailleurs, l’inflation comporte trois variantes : l’hyperinflation qui renvoie a une augmentation rapide des prix, au même titre que celle qui a eu lieu en Turquie au milieu des années 90 ; la déflation qui désigne la tendance contraire à savoir une baisse générale des prix ; et la stagflation qui se veut être une combinaison d’un fort taux de chômage, d’une stagnation économique, et de l’inflation. Un phénomène que l’on a par exemple retrouvé dans les années 70, au sein des pays industrialisés englués dans les crises pétrolières.

Sara Ben Lahbib

 

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