Société, Sport

Marathon à l’heure de la COVID-19 : défi réussi pour Istanbul

En ce dimanche 8 novembre, les 4 000 chanceux ayant réussi à décrocher un dossard malgré les restrictions dues à la COVID-19 ont couru le 42ème marathon d’Istanbul.

Une course internationale sur deux continents 

Partis de Yenikapı, ils ont pu profiter d’un circuit les faisant passer devant les plus beaux sites du centre-ville (Aya Sofia, le palais Dolmabahçe, etc.) ainsi que d’une double traversée du Bosphore sur le pont des martyrs du 15 juillet offrant une époustouflante vue sur les deux rives. 

Marathon transcontinental s’il en est, il était aussi international, avec la venue d’un bon nombre d’étrangers qui ont reçu avec soulagement le maintien de cette course, l’une des rares de 2020. 

Marie, jeune coureuse de 28 ans originaire de Lille, le sourire aux lèvres après 4h24 de course, nous dit sa joie d’avoir pu participer : « avec le confinement en France, j’ai d’abord cru que je ne pourrais pas venir, et puis finalement je l’ai fait ! C’était vraiment dément ! J’ai tellement cru que je m’étais entraînée pour rien que j’ai explosé les scores ! J’ai fait bien mieux que ce que j’avais prévu ! »

Résultat de la course : le Kenya sur le podium 

Un peu avant Marie, c’est le coureur kenyan Bernard Cheruiyot Sang qui arrive en tête de la course en 2 heures, 11 minutes et 49 secondes. Il est suivi de près par la première de la catégorie féminine, Diana Chemtai Kipyogei, kenyane qui termine en 2 heures, 22 minutes et 6 secondes. 

En parallèle du classement général, se tenait aussi une compétition turque remportée par Yavuz Agrali en 2 heures, 19 minutes et 23 secondes et Tubay Erdal en 2 heures 41 minutes et 11 secondes. 

Une belle ambiance malgré des conditions particulières 

Sur le bord des routes devenues piétonnes pour accueillir l’évènement, l’ambiance est au soutien des sportifs dans une atmosphère festive : batucada, groupe de danse ou passants, tous encouragent les coureurs qu’ils n’hésitent pas à interpeller directement par leur nom de dossard dans un concert de cris, de percussions et d’applaudissements. 

En plus de la réduction du nombre de participants et de la redéfinition du parcours habituel afin d’espacer les coureurs au départ, chaque personne impliquée, sportif, bénévole ou journaliste, n’a pu accéder aux infrastructures que sur présentation du code HES (Hayat Eve Sigar) issu de l’application du gouvernement pour la prévention du virus. 

Laure Sabatier

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